•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les entreprises devront s'adapter

Marie-Ève Roy, jeune étudiante issue de la génération C

Marie-Ève Roy, jeune étudiante issue de la génération C

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les participants à un colloque, qui se tient à Québec, se penchent sur les actions à prendre pour accueillir adéquatement, notamment au sein des entreprises, la première génération de jeunes ayant grandi avec Internet.

La génération C: êtes-vous prêts? Cette question est au coeur des échanges lors d'un colloque qui se tient cette semaine au Centre des congrès de Québec. Des intervenants des milieux de l'éducation, de grandes organisations et d'entreprises privées réfléchissent à la façon de s'adapter aux besoins et aux aptitudes particulières des jeunes de cette génération, âgés de 12 à 24 ans.

Selon le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), qui a rendu publique mardi matin une étude portant sur la génération C, ces jeunes, qui représentent 1,4 million de Québécois, sont de grands adeptes des technologies de l'information.

  • 84 % des 2020 jeunes sondés possèdent un lecteur de type MP3;
  • 64 % un ordinateur de bureau;
  • 60 % une console de jeu vidéo;
  • et 57 % un téléphone cellulaire.

Par ailleurs, les 18-24 ans passent en moyenne 22 heures par semaine sur Internet comparativement à 16 heures pour les 12-17 ans.

Réjean Roy, conseiller pincipal, CEFRIOAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Réjean Roy, conseiller pincipal, CEFRIO

Selon Réjean Roy, conseiller principal au CEFRIO, l'usage plus ou moins important des technologies de l'information par ces jeunes aura un impact sur leur choix de carrière. « On constate que les grands utilisateurs sont plus susceptibles de vouloir travailler dans le secteur privé que les petits utilisateurs. Les petits utilisateurs, eux, seront plus enclins à vouloir travailler dans le secteur public », dit-il.

Il ajoute que les personnes types qui voudront travailler dans le secteur public sont plus souvent des filles, proviennent plus généralement de l'est du Québec et sont plus souvent francophones. La situation est inverse pour le secteur privé que convoiteraient majoritairement les garçons de la génération C.

Recruter les travailleurs

Le milieu du travail devra par ailleurs vraisemblablement s'adapter afin d'attirer ces jeunes travailleurs dont l'usage abondant de technologies de l'information aura un impact sur leurs compétences ainsi que sur leurs attentes.

Ubisoft, dont la moyenne d'âge des travailleurs est de 30 ans, a dû mettre en place des pratiques de gestion correspondant aux valeurs de cette génération, notamment au niveau de l'équilibre travail-famille et des horaires flexibles.

Francis Baillet, vice-président des ressources humaines chez Ubisoft divertissement à Québec, indique par ailleurs que l'entreprise utilise déjà des moyens non traditionnels pour faire part de la disponibilité des emplois. « On a vu que 34 % des jeunes veulent que leur employeur rejoigne leurs valeurs. Alors, nous, on s'est associés à ce mouvement là, de rejoindre les valeurs de nos gens, donc de les contacter à travers des sites qui existent déjà, que ce soit Facebook, LinkedIn, Twitter », explique-t-il.

Les gouvernements, pour leur part, ont fait leurs premiers pas dans le domaine du recrutement en ligne en permettant aux citoyens de consulter les emplois offerts.

Toutefois, selon Jérôme Thibaudeau, directeur des communications au ministère des Finances du Québec, les médias traditionnels vont continuer d'avoir leur raison d'être pour diffuser certaines informations et l'usage d'Internet et autres moyens pour rejoindre les travailleurs dépendra de la clientèle ciblée.

Génération C

Elle se définit par la génération des jeunes nés entre 1982 et 1996. On les appelle C en référence aux termes Créer, Communiquer et Collaborer.

Un texte de Veronica Le-Huu

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !