•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les agriculteurs manifestent en ville

Les agriculteurs manifestent en ville
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de producteurs agricoles manifestent devant les bureaux du premier ministre Jean Charest à Montréal pour dénoncer l'Accord de commerce intérieur que s'apprêtent à entériner les provinces, les territoires et le fédéral.

Des milliers d'agriculteurs manifestent mercredi devant les bureaux du premier ministre Jean Charest, au centre-ville de Montréal. Leur but: dénoncer l'Accord de commerce intérieur (ACI) que le Québec prévoit entériner cette semaine à Whitehorse, au Yukon.

La semaine dernière, les producteurs agricoles avaient manifesté dans diverses régions de la province afin de faire entendre leur mécontentement à l'égard de cet accord.

L'Accord sur le commerce intérieur permettra la libre circulation des produits agroalimentaires au pays. Jeudi, à Whitehorse, les ministres responsables du commerce pour les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral poursuivront les discussions à ce sujet entamées cet été lors du Conseil de la fédération, qui s'était tenu à Regina.

Christian Lacasse, président général de l'UPAAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christian Lacasse, président général de l'UPA

Lors de ces discussions, les premiers ministres provinciaux, territoriaux et fédéral avaient convenu d'ajouter un nouveau chapitre à l'ACI, chapitre qui « empêchera le recours à des mesures déraisonnables risquant de nuire à la libre circulation des produits agricoles à travers le Canada », comme le formulait un communiqué publié au terme du Conseil de la fédération.

Or, les agriculteurs du Québec sont persuadés que cet ajout à l'ACI leur nuira, car il aura pour effet d'anéantir les mesures qui font la spécificité des produits québécois: les règles d'étiquetage, les normes de composition des aliments, la mise en marché collective et ordonnée ainsi que la gestion de l'offre.

Telles que formulées actuellement, ces dernières ouvrent la porte à une standardisation à la pièce des lois et règles provinciales et fédérales dans le domaine agroalimentaire.

Une citation de :L'Union des producteurs agricoles

Selon les producteurs agricoles québécois, toute province, voire toute entreprise, pourra, en vertu de l'accord amendé, contester une mesure qui contrevient selon elle au commerce interprovincial.

Des exemples éloquents, selon l'UPA

Pour illustrer les craintes des producteurs agricoles dans ce dossier, le président général de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Lacasse, cite la norme de certification bio québécoise, qui est selon lui la plus stricte en la matière en Amérique du Nord.

« Aussitôt qu'un commerçant ou un industriel dans le domaine alimentaire va juger que cette norme l'empêche de faire du commerce avec le Québec, il va la contester. En ce moment, les consommateurs sont assurés, par cette norme, d'avoir des produits de très haute qualité. Mais avec l'accord, cette norme-là va tomber, c'est clair et net. Autre exemple: le Québec est la seule province qui exige que le yogourt soit fait avec du lait entier, du lait frais, et non pas des sous-produits, des succédanés, comme l'industrie a tendance à le faire », explique M. Lacasse.

Les agriculteurs sont d'autant plus furieux que, l'an dernier, le gouvernement québécois et celui de l'Ontario avaient rejeté ces mêmes dispositions. Les agriculteurs québécois s'expliquent mal la volte-face du gouvernement Charest dans ce dossier.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !