•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pallas, une planète mort-née

Pallas-impact

Reconstitution d'un impact sur Pallas

Photo : Schmidt et Radcliffe

Radio-Canada

L'un des plus gros objets de la ceinture principale d'astéroïdes du système solaire, situé entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter, serait en fait une protoplanète restée intacte depuis sa formation.

Les données renvoyées par le télescope Hubble permettent de mieux définir la nature du deuxième astéroïde en importance de notre système solaire, Pallas.

La chercheuse Britney Schmidt, étudiante au doctorat à l'Université de la Californie à Los Angeles, estime que l'astre, à mi-chemin entre un astéroïde et une planète naine, serait une protoplanète restée intacte depuis sa formation.

Pallas est située dans la ceinture principale, entre les orbites de Mars et de Jupiter, à 400 millions de kilomètres du Soleil. Son diamètre est de 265 kilomètres.

Elle serait l'exemple, comme l'astéroïde Vesta et la planète naine Cérès, d'un objet céleste qui aurait commencé le processus de formation planétaire, mais qui ne se serait finalement jamais développé.

Ces objets ronds auraient conservé leurs caractéristiques depuis le début du système solaire.

Pallas est certainement une pièce unique dans le casse-tête de la formation de notre système solaire.

Britney Schmidt, UCLA

La précision des photos haute résolution d'Hubble a permis de discerner des caractéristiques de sa surface, y compris ce qui serait un cratère d'impact.

Les clichés ont aussi permis de déterminer des zones claires et foncées qui alternent à sa surface, ce qui laisse penser que cet astre est riche en eau et qu'il a subi des transformations internes au cours de son histoire.

pallas-protoplaneteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La protoplanète Pallas

Photo : Hubble

L'étude des protoplanètes permettra une meilleure connaissance des conditions initiales qui prévalaient dans le système solaire peu de temps après sa formation et pourra aider à mieux saisir les étapes du développement des planètes.

Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Science.