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Un État menacé

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La secrétaire d'État américaine, Hillary Rodham Clinton, et le ministre des Affaires étrangères, David Milliband, lors d'une conférence de presse, le 11 octobre 2009, à Londres.

Photo : AFP / Adrian Dennis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques heures après l'assaut militaire qui a permis de libérer 42 otages, la secrétaire d'État américaine déclare que le Pakistan est un État menacé, mais que son arsenal nucléaire n'est pas en danger.

Quelques heures après l'assaut militaire des forces spéciales pakistanaises contre des militants islamistes, qui détenaient des otages dans le quartier général de l'armée à Rawalpindi, la secrétaire d'État américaine déclare que le Pakistan est un État menacé.

Lors d'une conférence de presse conjointe, dimanche à Londres, Hillary Clinton et le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, ont déclaré que le Pakistan était sous la menace terroriste.

L'attaque du quartier général de l'armée indique que les terroristes « menacent de plus en plus l'autorité de l'État, mais rien ne prouve qu'ils soient en voie d'en prendre le contrôle », a dit Mme Clinton. Le ministre britannique des Affaires étrangères a ajouté que le Pakistan était sous le coup d'une « menace mortelle », mais que son arsenal nucléaire n'était pas en danger.

L'armée libère les otages

Après un assaut d'une vingtaine d'heures, dimanche, l'armée pakistanaise a libéré 42 otages détenus par des militants islamistes dans le quartier général de l'armée à Rawalpindi, près de la capitale Islamabad.

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Membres des forces spéciales pakistanaises

Photo : AFP / Aamir Quereshi

Peu avant midi samedi, un groupe de militants vêtus d'uniformes militaires, armés de fusils et de grenades avait tenté de pénétrer dans le complexe militaire. Une fusillade a éclaté, faisant une dizaine de morts. Après avoir cru que l'attaque était terminée, les militaires pakistanais ont réalisé que cinq assaillants avaient réussi à pénétrer dans le bâtiment. Ils ont pris de nombreux otages, dont des soldats et des civils.

Les forces spéciales ont alors donné l'assaut et réussi à les libérer, une opération qui aura pris plusieurs heures.

Quatre ravisseurs ont été tués par les forces spéciales. Le cinquième, qui avait réussi à prendre la fuite, été arrêté par les commandos.

Le bilan total de l'opération est de 19 morts: 8 soldats, 8 assaillants et 3 otages.

Selon plusieurs chaînes de télévision, le Mouvement des taliban du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque. Le nouveau chef du groupe, Hakimullah Mehsud, a juré de multiplier les attaques contre l'Amérique et le Pakistan pour venger la mort de son prédécesseur Baïtullah Mehsud, tué le 5 août par un tir de missiles américains.

C'est la troisième opération majeure menée par les insurgés islamistes au Pakistan en une semaine, alors que le gouvernement pakistanais se prépare à une offensive imminente contre les fiefs talibans le long de la frontière afghane, dans le Sud-Waziristan.

À la suite de l'attaque de samedi, le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, a dit que cette offensive était maintenant « inévitable ».

« Les talibans pakistanais sont derrière toutes ces attaques et maintenant le gouvernement n'a d'autre option que d'aller de l'avant avec son offensive. »

— Une citation de  Rehman Malik, ministre pakistanais de l'Intérieur

L'armée pilonne déjà depuis juin la région avec son artillerie et son aviation, mais l'infanterie n'y a pas encore été déployée.

Washington presse depuis longtemps son allié pakistanais de reprendre le contrôle de cette région frontalière de l'Afghanistan, bastion d'Al-Qaïda et des talibans locaux, qui sert de base arrière aux talibans afghans.

D'abord rétive, l'armée a depuis été encouragée par son succès contre les talibans pakistanais de la vallée du Swat en avril, puis la mort de leur chef en août, tué par un missile américain.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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