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L'échéance risque de ne pas être respectée

Eric Holder
Eric Holder (archives) Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Susan Walsh
Radio-Canada

Le secrétaire à la Justice des États-Unis, Eric Holder, estime qu'il sera difficile de parvenir à la fermeture de la prison de Guantanamo à la date butoir du 22 janvier, comme s'y était engagé le président Obama.

Le secrétaire à la Justice des États-Unis, Eric Holder, a estimé mardi qu'il serait difficile de parvenir à la fermeture de la prison de Guantanamo à la date butoir du 22 janvier. Le lendemain de son arrivée à la Maison-Blanche, le président Barack Obama s'était engagé à fermer la prison américaine, réservée aux étrangers soupçonnés de terrorisme, dans l'année suivant son investiture.

« Ça va être difficile de nous tenir à la date butoir du 22 janvier », a déclaré M. Holder lors d'une conférence de presse, mardi. Le secrétaire américain à la Justice n'a pas donné davantage de détails sur les problèmes relatifs à la fermeture de la prison, qui compte actuellement 223 prisonniers. De ce nombre, près de 80 sont libérables et une soixantaine, passibles de poursuites judiciaires.

Un des groupes de travail mis en place par le président Obama dans le cadre du décret signé le 22 janvier 2009 « a examiné la totalité des dossiers » des détenus, a toutefois ajouté M. Holder.

Je pense qu'au bout du compte, Guantanamo sera fermé, et je pense que c'est ce qui s'impose, étant donné que ce centre a servi et continue de servir d'outil de recrutement pour ceux qui cherchent à nuire à notre pays.

Le secrétaire à la Justice des États-Unis, Eric Holder

Le 27 septembre dernier, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, avait déjà indiqué qu'il serait « difficile » de fermer Guantanamo à temps. « Nous ne faisons pas une fixation sur la question de savoir si, oui ou non, nous tiendrons l'échéance arrêtée à un jour précis. Ce à quoi vont tous nos efforts, c'est de veiller à ce qu'on ferme le camp et d'employer toute notre énergie à faire le plus de progrès possible entre maintenant et le 22 janvier », avait déclaré le lendemain le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs.

La prison de Guantanamo, ouverte en janvier 2002 dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre, est devenue le symbole des excès de la présidence Bush.

ACLU « très inquiète »

L'Association américaine de défense des libertés civiles (ACLU) s'est dite « très inquiète » des déclarations évoquant un possible retard dans la fermeture de la prison de Guantanamo, devenue « un symbole d'absence de loi et de cruauté ».

« Malgré tout, il est tout aussi important de savoir quand Guantanamo sera fermé que de savoir que le camp sera fermé comme il faut. [...] Il serait inacceptable de fermer Guantanamo uniquement pour mettre en oeuvre les mêmes politiques ailleurs », ajoute l'ACLU dans un communiqué.

« Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour un système de détention qui permet à des êtres humains d'être emprisonnés indéfiniment sans inculpation ni procès », conclut l'organisation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters