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Des lois sur la prostitution contestées

Prostituée
Photo: IStockphoto

Trois femmes contestent devant les tribunaux les lois canadiennes encadrant la prostitution. Elles réclament notamment la décriminalisation du travail du sexe pour assurer la sécurité des prostituées.

À Toronto, trois militantes et travailleuses du sexe contestent devant les tribunaux les lois canadiennes encadrant la prostitution.

Terry-Jean Bedford et les travailleuses du sexe Valerie Scott, 51 ans, et Amy Lebovitch, 30 ans, demandent à la Cour supérieure de l'Ontario d'invalider les dispositions du Code criminel relatives à la prostitution.

Les trois femmes estiment qu'elles sont forcées de mettre leur vie en danger, parce que la loi interdit l'ouverture de maisons closes.

L'une des plaignantes, Valerie Scott, mentionne qu'elle ne cherche pas à légaliser la prostitution, mais qu'elle souhaite plutôt qu'un juge la décriminalise.

Le criminaliste torontois Alan Young, qui représente les trois femmes, souligne qu'il est plus dangereux de faire le commerce du sexe dans la rue, où les prostituées sont plus facilement la proie de prédateurs sexuels.

Il qualifie la loi actuelle d'« arbitraire et d'irrationnelle », notamment parce que les prostitués ne peuvent embaucher quelqu'un pour veiller à leur sécurité, puisque « vivre des produits de la prostitution » est illégal.

L'une des plaignantes, Terry-Jean Bedford, a été condamnée dans les années 90 pour avoir tenu une maison close dans le nord de Toronto.