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Révélations troublantes

Cathie Gauthier-Lachance

Cathie Gauthier-Lachance

Radio-Canada

Au procès de Cathie Gauthier-Lachance, la procureure de la Couronne explique que toute la preuve mène à la conclusion qu'un pacte de suicide avait été conclu par l'accusée et son mari.

Le procès de Cathie Gauthier-Lachance, accusée du meurtre prémédité de ses trois enfants, a commencé lundi après-midi au palais de justice de Chicoutimi.

Dès les premières minutes du procès, la procureure de la Couronne, Me Sonia Rouleau, a donné le ton en s'adressant au jury. Elle a expliqué que toute la preuve mène à la seule conclusion d'un pacte de suicide duquel personne ne devait sortir vivant.

La procureure de la Couronne a souligné que même l'appel de détresse fait au 911 par l'accusée permet de conclure qu'il y a eu pacte de suicide. Me Rouleau a promis aux membres du jury de leur faire entendre cet appel de détresse pendant le procès.

Me Rouleau a enchaîné en expliquant que les policiers ont retrouvé plusieurs documents dans la maison familiale. Selon elle, ces documents ne laissent aucun doute sur les intentions meurtrières du couple formé de Cathie Gauthier-Lachance et de Marc Laliberté. Un policier, technicien en scènes de crime, a d'ailleurs lu des documents laissés sur les lieux du drame par le couple.

Extraits de documents retrouvés sur les lieux du drame

« Nous avons décidé de quitter avec les enfants pour une vie meilleure. Ce n'est pas un geste cruel, c'est un geste d'amour. Ce qui serait cruel, ça aurait été de laisser les enfants derrière nous. Lors de la lecture de ce document, nous serons tous décédés. »

« Nous sommes fatigués de vivre dans un monde sans valeur, fatigués de faire semblant que tout va bien. Ce n'est plus réaliste de croire à un avenir meilleur pour les enfants. »

« Un mois de décembre 2008 triste et pauvre. Nous avons décidé de quitter cette vie et d'emporter avec nous nos enfants, notre seule richesse. »

Pendant la lecture de ces documents, l'accusée, seule derrière des vitres blindées, paraissait effondrée.

Lettres envoyées aux proches

Au cours de cette première journée d'audience, on a aussi appris que Cathie Gauthier-Lachance a expédié des lettres à ses proches et à ses ex-employeurs quelques heures avant le drame. Ces lettres ont été reçues après la tragédie. Il y est entre autres question des dispositions à prendre pour les corps, mais elle émet aussi des reproches envers ceux qui, selon elle, n'ont rien fait pour l'aider.

Par ailleurs, il a aussi été question des médicaments que s'est procurés l'accusée avant le 1er janvier 2009, le jour où elle a été retrouvée baignant dans son sang et entourée des corps de son mari et de ses trois enfants de 12, 7 et 4 ans.

Des images poignantes

Mardi, lors de la deuxième journée du procès, un technicien en scène de crime de la Sûreté du Québec a divulgué les photographies prises dans la maison familiale dans les heures qui ont suivi la tragédie.

L'accusée, tout comme le tribunal, le public et les journalistes ont pu voir l'image des trois enfants morts, couchés sur le dos, les mains jointes dans le lit des parents avec un chapelet étendu sur la tête de lit.

Ils ont également pu voir une photo du père, Marc Laliberté, gisant au sol dans son sang au pied du lit, un poignet lacéré.

La police a aussi lu d'autres documents signés de la main de Cathie Gauthier-Lachance qui annonce sa mort et celle de toute sa famille.

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