•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une politique antidopage dans les universités?

(archives)

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans un avenir rapproché, certains établissements soumettront leurs étudiants à des tests antidopage, prédit un psychologue australien dans le dernier numéro du British Medical Journal.

Un chercheur australien lance un cri d'alarme sur l'utilisation croissante dans les campus de médicaments qui améliorent les capacités cognitives, les nootropes.

Dans un article publié dans le dernier numéro du British Medical Journal, le psychologue australien Vince Cakic prédit que certaines universités ne tarderont pas à soumettre leurs étudiants à des tests antidopage lors des examens, et même durant la session, étant donné l'ampleur du phénomène.

Aux États-Unis, un étudiant sur quatre utilise des nootropes, selon une étude de 2005.

Provigil, ritalin, pracetam, donepezil, galantamine, deprenyl, etc.: ces médicaments, généralement prescrits pour traiter les démences ou les troubles de l'attention, sont utilisés à toutes les sauces. On les consomme pour terminer un mémoire en pleine nuit, mémoriser à toute vitesse des piles de données, ou encore pour se remotiver.

M. Cakic indique que les effets de ces médicaments sont encore « modestes ». Il craint cependant que leur usage s'étende avec le développement attendu de nouveaux nootropes, notamment pour traiter la maladie d'Alzheimer.

Ainsi, on pourrait s'approcher d'une situation semblable à celle vécue dans le sport professionnel, s'inquiète-t-il. Selon certaines études, citées dans l'étude de M. Cakic, 95 % des athlètes utiliseraient des produits dopants. Comme dans le cas des sportifs, un étudiant qui ne prendrait rien finirait par être désavantagé dans ses performances.

Vince Cakic se demande si les universités ne devraient pas interdire les nootropes, mais doute de la possibilité d'un contrôle efficace. « Les échecs et incohérences de la politique antidopage dans le sport se refléteront dans les milieux universitaires, à moins qu'une approche raisonnable et réaliste de la question des nootropes ne soit adoptée », met-il en garde.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !