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Des hôtels transformés en hôpitaux

L'hôtel Lac Carling, situé près de Lachute dans les Laurentides, sera transformé en hôpital d'appoint en cas de pandémie.

L'hôtel Lac-Carling, situé près de Lachute, dans les Laurentides, sera transformé en hôpital d'appoint en cas de pandémie.

Radio-Canada

En cas de pandémie de la grippe A (H1N1), le ministère de la Santé du Québec prévoit transformer des hôtels, des écoles et des arénas, notamment, pour y accueillir les malades.

En cas de pandémie de grippe A (H1N1), les hôtels, les établissements scolaires, les arénas et d'autres lieux publics seront transformés pour accueillir des patients.

Le ministère de la Santé du Québec prévoit l'ajout de 4800 lits dans des sites d'appoint. Il veut ainsi éviter l'engorgement des hôpitaux à l'extérieur des grands centres, où les infrastructures sont plus limitées.

Dans les Laurentides, par exemple, le luxueux hôtel Lac-Carling pourrait accueillir environ 150 malades. « Un hôtel a déjà la plupart des infrastructures requises, avec un peu d'adaptation, pour assumer la fonction d'hôpital pendant quelques semaines », dit le directeur général du Centre de santé et de services sociaux d'Argenteuil, Raymond Roberge.

Dans les chambres, il faudra recouvrir les tapis, vérifier la ventilation, le taux d'humidité, et installer des appareils à oxygène au besoin. Les salles de conférence serviraient aux réunions du personnel médical.

Même le restaurant de l'hôtel sera modifié pour les besoins de la cause. « On va satisfaire les besoins des clients. S'il s'agit de diète liquide, recommandée pour toutes sortes de grippe, on va s'adapter », affirme le chef, Alexandre Samuel.

En cas de pandémie

  • 35 % de la population pourrait être touchée, soit 2,7 millions de personnes

  • 1,4 million de malades devraient consulter un professionnel de la santé

  • 34 000 seraient hospitalisés
  • 8600 personnes pourraient mourir du virus

Selon Raymond Goberge, l'aménagement de l'hôtel comme site d'appoint sera essentiel pour que l'hôpital de la région puisse continuer d'offrir le service d'urgence habituel. « Notre hôpital est assez petit et les gens vont avoir besoin d'être hospitalisés comme avant. »

Et les coûts?

L'entente avec l'hôtel n'a pas encore été signée, mais la propriétaire, Jeannette Hillebrand, a l'intention de louer ses chambres moins cher que les tarifs habituels. « On est ici pour travailler tous ensemble. On n'est pas ici pour l'argent en cas de pandémie », dit-elle.

Les sites non traditionnels de soins varient selon les régions. À Sept-Îles, on utilisera un bâtiment de la réserve navale. À Chicoutimi, les lits seront installés au cégep. Ailleurs, on pense à des motels, à des camps de vacances, etc.

Mais le ministère de la Santé et des Services sociaux souhaite que les sites choisis soient de préférence à l'intérieur du réseau de la santé, afin que la facture ne soit pas trop salée.

Dans les grands centres comme Montréal, Québec et Sherbrooke, les besoins ne devraient pas dépasser les infrastructures déjà en place.

D'après un reportage de Josée Dupuis