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Une ressource qui inquiète

Le fleuve Saint-Laurent

Heidi Levasseur prévoit franchir les 250 km qui séparent Montréal et Québec en sept jours.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors qu'une entreprise albertaine commence le forage d'un puits le long du Saint-Laurent, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique s'inquiète de l'émergence de ce type de forages.

Le gaz de schiste demeure peu connu, mais il suscite de vifs débats.

L'entreprise albertaine Questerre Energy compte commencer à forer la terre à Saint-Édouard-de-Lotbinière, près de Québec, cette semaine.

De quoi susciter l'inquiétude de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). Elle souligne que des demandes de permis d'exploitation pourraient être déposées au Québec sous peu, étant donné que le gouvernement a « émis de nombreux permis de prospections [...] couvrant la quasi-totalité des zones habitées du Saint-Laurent ».

Des conséquences lourdes, estime l'AQLPA

L'organisme environnemental s'inquiète des conséquences de ces activités d'extraction. Il cite notamment les « millions de litres d'eau » nécessaires pour cette extraction, « dont la majeure partie devient contaminée », soutient l'AQLPA.

De possibles fuites de gaz et le risque de contamination des nappes phréatiques constituent d'autres préoccupations, ainsi que le bruit généré par ces activités.

Ce type d'activités n'est pas soumis au Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement, affirme l'AQLPA, ce qui rend impossible le recours au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement par les citoyens. L'organisme déplore aussi l'absence de directives du ministère de l'Environnement (BAPE), tout comme l'impossibilité pour les municipalités de s'opposer à ces projets.

« Nous demandons au gouvernement du Québec de préciser sa position dans ce dossier et d'en faire un dossier public [...]. Ceci risque de compromettre le développement agricole dans la vallée du Saint-Laurent, tout en éloignant le gouvernement de ses objectifs de développement durable et du Protocole de Kyoto. »

— Une citation de  André Bélisle, président de l'AQLPA

L'AQLPA demande donc à Québec d'instaurer un moratoire sur les permis de prospection de ce type de gaz, tant que le BAPE ne se sera pas penché sur le sujet.

Au Québec, plusieurs sociétés ont demandé des permis de recherche le long du Saint-Laurent, notamment la québécoise Junex, l'albertaine Talisman ou l'australienne Molopo.

Le gaz conventionnel perd de l'intérêt

Ces nouvelles exploitations surviennent alors que plusieurs entreprises délaissent le secteur du gaz conventionnel. Ce fut entre autres le cas de Suncor au début du mois de septembre, qui a annoncé la vente de ses actifs dans le secteur du gaz naturel.

De nouveaux gisements de gaz schistes ont aussi été découverts au Texas et dans le nord-est de la Colombie-Britannique, rappelle le Globe and Mail de lundi.

De plus, de récentes innovations technologiques ont permis de faire baisser le prix de l'extraction de ce type de gaz entre 4 et 5 $ par millier de pieds cube. L'extraction du gaz conventionnel coûte, elle, de 7 à 8 $.

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