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L'union fait la force

Bois

(archives)

Radio-Canada

Une coopérative de travailleurs tente de relancer l'usine GDS grâce à un projet de 2e et 3e transformation du bois, réalisé en collaboration avec la communauté micmaque de Listuguj.

Une coopérative de travailleurs tente de relancer l'usine GDS de Pointe-à-la-Croix grâce à un projet de 2e et 3e transformation du bois. Le groupe d'anciens ouvriers entend s'associer aux Micmacs de Listiguj, afin de convaincre le gouvernement de maintenir le volume de bois actuellement rattaché à l'usine.

Les membres de la coopérative affirment avoir déniché une entreprise de Montréal prête à investir dans ce projet, dont les coûts sont évalués entre 7 et 10 millions de dollars, selon une étude préliminaire.

Aussi, afin de s'assurer de la faisabilité de ce projet, ses promoteurs mènent présentement une étude pour déterminer des niches de marchés intéressantes. « On vise trois produits bien particuliers sur lesquels on fait nos études », précise le porte-parole de la coopérative, Rosaire Gendron. Des analyses qui, ajoute-t-il, augurent bien.

De son côté, Groupe GDS confirme que l'usine est à vendre et qu'elle possède toujours un approvisionnement de 70 000 mètres cubes de bois en forêt publique. Aussi, pour conserver ce contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF), convoité par plusieurs scieries, la coopérative mise sur la collaboration de la communauté micmaque de Listuguj.

« C'est un partenariat avec les Autochones. Eux, ils s'occuperaient de la gestion forestière. Nous, on s'occuperait de la gestion de l'usine à laquelle on ajouterait le rabotage et le séchage », explique Rosaire Gendron.

Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy, rappelle d'ailleurs que, selon la Loi sur les forêts, les Micmacs doivent être consultés avant tout transfert de bois vers d'autres usines du territoire.

« L'erreur que le gouvernement pourrait faire c'est de ne pas consulter les Autochtones. Le CAAF de Pointe-à-la-Croix appartient au moulin de Pointe-à-la-Croix. Il n'est pas question que le CAAF s'en aille dans un autre moulin que Pointe-à-la-Croix », défend-il.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune examine actuellement la demande des ex-travailleurs de GDS.

« On a trouvé plus de 50 % de l'approvisionnement sur des terrains privés. Maintenant, ça nous prend un approvisionnement de base sur les terres publiques », affirme le porte-parole de la coopérative.

Selon Rosaire Gendron, ce projet pourrait créer et consolider 200 emplois en forêt en usine. La scierie de Pointe-à-la-Croix est fermée depuis maintenant 3 ans.

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