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La régulation financière au menu

Des mesures de sécurité imposantes pour le sommet du G-20.

Des mesures de sécurité imposantes pour le sommet du G-20.

Photo : AFP / Paul J. Richards

Radio-Canada

À l'ouverture du sommet de Pittsburgh, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, affirme que les pays du G20 parviendront à s'entendre sur des « normes très détaillées » pour les bonus aux banquiers et aux opérateurs de salles de marchés.

Les dirigeants des 20 pays qui représentent 90 % de la richesse mondiale sont réunis à Pittsburgh pendant 24 heures pour mettre de l'ordre dans le système économique international.

Le président américain Barack Obama présidera son premier sommet du G20, au cours duquel il sera notamment question des paradis fiscaux, de l'encadrement du secteur financier et des plans de relance.

Dans son message de bienvenue, jeudi soir, M. Obama a appelé ses invités à élaborer un nouveau « code de la route » financier pour éviter qu'une crise économique comme celle des dernières années ne se reproduise.

Quelques heures après l'arrivée des dirigeants, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a affirmé que les pays du G20 parviendront à s'entendre sur des « normes très détaillées » pour les bonus aux banquiers et aux opérateurs de salles de marchés.

Les primes accordées aux cadres et aux banquiers ont provoqué l'indignation parmi les populations du monde aux prises avec le chômage, les faillites et les pertes financières dans les fonds de retraite. Jusqu'à maintenant, les Européens et les Américains semblaient divisés sur les moyens d'encadrer le secteur financier.

Mais devant la presse, M. Geithner a nié l'existence de profondes divergences entre Washington et les pays européens. « En fait, nous sommes très proches et je crois que nous avons les mêmes positions », a-t-il dit.

M. Geithner a affirmé que tous veulent « des normes très vigoureuses qui limitent les risques ». « Nous avons conçu, et vous le verrez demain, une série ambitieuse de règles très détaillées, qui soulignent cet engagement », a-t-il ajouté.

Le secrétaire au Trésor a souligné que l'objectif était que chaque pays mette en place « un mélange de régulations, de lois et de mesures de supervision nécessaires pour appliquer ces normes ».

Harper livrera un message de prudence

Le premier ministre Stephen Harper, arrivé à Pittsburgh en après-midi, entend quant à lui livrer un message de prudence face à la reprise économique encore fragile.

Les récentes statistiques indiquent que des pays émergent tranquillement de la récession. Le président de la Réserve fédérale américaine a d'ailleurs annoncé mercredi, à l'issue d'une réunion de deux jours, que l'activité économique avait repris aux États-Unis. L'institution a toutefois décidé de maintenir le taux directeur dans sa fourchette de 0 à 0,25 %, évoquant une activité économique encore « faible ».

Dans ce contexte, les dirigeants du G20 pourraient demander que d'autres mesures soient prises pour stabiliser l'économie. Le Fonds monétaire international (FMI) affirme que les membres du G20 devraient maintenir en place les plans de relance économique tant que les millions de travailleurs qui ont perdu leur emploi seront au chômage.

Déjà le premier ministre Harper a dit qu'il était encore trop tôt pour mettre fin à ces programmes parce que l'économie tourne en ce moment grâce aux fonds publics.

Le FMI sur la table

Le Fonds monétaire international occupera une partie des discussions des dirigeants du G20.

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, l'a annoncé le 5 septembre: son institution a réuni les 500 milliards de dollars de ressources prêtables supplémentaires que le G20 avait promis à son sommet de Londres, en avril.

Reste à organiser la distribution de cette aide d'une manière qui satisfasse les 186 États membres.

La question des droits de vote constitue aussi une pierre d'achoppement. Au sommet de Washington, en novembre dernier, le groupe s'était donné pour mission d'aligner les droits de vote de chaque pays, notamment pour donner « plus de voix et de représentation » aux pays émergents et en développement. À Londres, en avril dernier, il avait recommandé « des mesures urgentes pour corriger les défaillances » de la structure du FMI en la matière.

À Pittsburgh, le sommet du G20 est attendu sur des annonces concrètes. Les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) déploient de nombreux efforts en ce sens.

Ville assiégée par les manifestants altermondialistes

L'arrivée des dirigeants du G20 s'accompagne de son lot de manifestants. Jeudi déjà, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc sur plusieurs centaines de jeunes protestataires qui participaient à une marche non autorisée. Au moins 15 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre.

D'autres manifestations, légales, sont prévues. « On est tous nerveux à cause de ces velléités de manifestations. Tout le monde en parle depuis un mois, et quand vendredi sera passé, on poussera un ouf de soulagement », affirme Jane Moravec, une militante écologiste de 86 ans membre du Sierra Club.

Les commerçants de la ville ont barricadé leurs magasins et les écoles ont donné congé à leurs élèves.

La police a aussi arrêté 14 militants de Greenpeace, jeudi, pour le déploiement d'immenses banderoles sur des ponts réclamant des mesures contre le changement climatique.

Une centaine de Tibétains avaient auparavant défilé pacifiquement pour dénoncer « l'occupation chinoise du Tibet depuis 50 ans », alors que le président chinois Hu Jintao était attendu à Pittsburgh.

Avec les informations de Reuters

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