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Revers pour les employés syndiqués

Les bureaux du Journal de Québec, pendant le lock-out

Les bureaux du Journal de Québec, pendant le lock-out

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Dans une décision rendue le 11 septembre, la Cour supérieure du Québec confirme que le Journal de Québec n'a pas contrevenu aux dispositions antibriseurs de grève du Code du travail.

Nouveau rebondissement dans le dossier du conflit de travail au Journal de Québec.

Dans une décision rendue le 11 septembre dernier, la Cour supérieure du Québec a infirmé une décision de la Commission des relations du travail qui avait statué en décembre 2008 que Quebecor avait eu recours à une dizaine de briseurs de grève parce que des journalistes et des photographes travaillaient dans les locaux du journal.

Quebecor avait contesté cette décision en disant que ces gens n'étaient pas engagés par le Journal de Québec, mais par des agences de presse.

Aujourd'hui, la Cour supérieure du Québec donne donc raison à Quebecor. La direction de Quebecor évoque une décision « fort importante », accueillie avec beaucoup de satisfaction.

Ce que la Cour supérieure démontre, c'est que la façon d'agir du Journal de Québec dans le cadre d'un conflit de travail était tout à fait légale, malgré ce qu'une commissaire avait pu affirmer.

Isabelle Dessureault, porte-parole de Quebecor

Déception chez le syndicat

De son côté, le président du syndicat des employés du Journal de Québec, Denis Bolduc, se dit déçu de la décision du tribunal.

M. Bolduc croit toutefois que les employés du quotidien avaient raison de porter plainte auprès de la Commission des relations du travail et que la décision de cette dernière était juste.

« On pense qu'effectivement, le Journal de Québec avait utilisé ces photographes et ces journalistes de Nomade et Keystone pour remplacer les gens qu'elle avait elle-même mis en lock-out », dit-il.

On étudie actuellement la décision avec les procureurs [du SCFP] et il y a de bonnes chances que nous allions devant la Cour d'appel pour demander la permission d'en appeler de cette décision.

Denis Bolduc, président du syndicat

Un conflit de près de 16 mois

Le conflit de travail au Journal de Québec s'est terminé en août dernier. Au total, 252 employés ont été en arrêt de travail pendant près de 16 mois. Rappelons que ce conflit de travail a été le plus long dans un quotidien de langue française au Canada.

Le président du syndicat qualifie aujourd'hui le climat de « bon », mais évoque plusieurs accrocs, dont une poursuite de Quebecor contre plusieurs membres du SCFP.

Entre-temps, Quebecor a décrété un lock-out pour ses employés du Journal de Montréal depuis la fin du mois de janvier 2009. Le conflit dure toujours.