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L'aide d'Ottawa déçoit les pêcheurs

Homards

Homards

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les pêcheurs de homard de l'est du Canada toucheront bientôt l'aide financière offerte par Ottawa, mais ils estiment que ce fonds n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan.

Les pêcheurs de homard des provinces de l'Atlantique et du Québec pourront bientôt toucher l'aide financière promise par le gouvernement fédéral au début de l'été.

La ministre des Pêches et des Océans, Gail Shea était à Escuminac, au Nouveau-Brunswick, mardi, pour dévoiler les critères d'admissibilité à ce programme de 15 millions de dollars.

Les pêcheurs ont subi des pertes importantes à cause de la chute des prix, qui sont passés de 4 $ à 2,75 $ la livre en l'espace de deux ans.

L'aide est destinée à ceux qui en ont le plus besoin, selon la ministre Shea. Chaque détenteur d'un permis de pêche recevra 5000 $ à condition d'avoir rapporté un revenu de 50 000 $ ou moins, et que ce revenu représente une baisse de 25 % par rapport à l'année précédente. Environ 3000 pêcheurs en Atlantique et au Québec devraient en profiter, selon la ministre Shea.

Les pêcheurs présents à Escuminac jugent toutefois que cette aide est nettement insuffisante. Pressée de question, la ministre Shea leur a presque donné raison. Elle a reconnu que le montant n'est pas très élevé.

La plupart des pêcheurs ont dit qu'ils ne sont pas admissibles au programme. Ils ont un revenu supérieur à 50 000 $, mais à cause des coûts d'exploitation, leur revenu net reste très faible.

« Mais il n'y a personne de nous autres qui se qualifie à 50 000 $. Ça nous coûte 50 000 $ pour sortir notre bateau du quai tous les ans. Alors, les 5000 $ qu'elle veut nous donner, ça n'existe pas. Tout le monde pense que les pêcheurs vont avoir 15 millions. Les pêcheurs vont avoir zéro. »

— Une citation de  Serge Sippley, pêcheur

L'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) aurait souhaité que le ministère des Pêches et des Océans se base sur sa propre étude.

« Le MPO en 2004 a fait une étude qui dit que pour payer les dépenses, payer les coûts, ça prenait 4 $ la livre. Ça, c'était en 2004. En 2009, les dépenses sont bien plus élevées », souligne André Martin, président de l'UPM.

Les pêcheurs de homard sont aussi insatisfaits du programme de 50 millions de dollars pour la durabilité de l'industrie dans les provinces de l'Atlantique et au Québec. Ils estiment qu'il faudrait cinq fois plus d'argent.

L'appel de sirènes

Toute une surprise attendait les pêcheurs. La ligne téléphonique censée leur procurer de l'aide et des conseils à court terme est en fait une ligne érotique. Le numéro de téléphone annoncé mardi par la ministre Gail Shea est visiblement erroné.

Les pêcheurs de homard de l'Atlantique devaient y prendre connaissance des détails du programme d'aide. Ils ont plutôt été accueillis par une voix féminine sensuelle qui leur proposait une tout autre façon d'oublier leurs tracas impliquant de « vilaines filles ».

Le ministère a toutefois corrigé le numéro de téléphone sur le communiqué affiché sur son site Internet.

Avec les informations de La Presse canadienne

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