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Recrutement en France

France
Radio-Canada

La communauté francophone de Terre-Neuve recrute des travailleurs en France, faute de candidats canadiens.

La communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador recrute des travailleurs en France, car elle n'arrive pas à attirer des candidats canadiens.

Sylvain Luneau vient ainsi de s'installer dans la province, il y a à peine trois mois, pour travailler au journal Le Gaboteur à titre de rédacteur. « Pour nous, Français de France, le Canada apparaissait un peu comme un Eldorado du travail. On avait entendu dire qu'il y avait plusieurs pistes de travail », dit-il.

En France, la crise économique créant un obstacle supplémentaire, les journalistes comme M. Luneau peinent à trouver du travail dans leur domaine. « C'est ce que je faisais avant de partir au Canada. J'étais à droite, à gauche. Je faisais des reportages pour machin. Je faisais des articles pour ceci », explique-t-il.

Le travail se fait rare en France, mais à Terre-Neuve, on a souvent de la difficulté à trouver des candidats pour les postes qui se libèrent au sein des organismes de la communauté francophone.

« J'ai fait toutes les universités de l'est jusqu'en Ontario, le Québec au complet, pour ne pas avoir de candidats après trois ou quatre mois d'efforts », affirme Richard Martin, agent de recrutement à la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador.

Christophe Caron dirige le Réseau de développement économique et d'employabilité de Terre-Neuve-et-Labrador. Richard Martin l'a recruté en France dans le cadre d'un salon de l'emploi.

« J'étais assez impressionné là-dessus, de voir qu'un pays parte à l'étranger pour aller chercher des immigrants tout simplement parce qu'ils ont un manque de main-d'oeuvre dans leur pays. Ce n'est pas en France qu'on voit ça », indique Christophe Caron.

Le conseil scolaire francophone compte deux enseignants français qui se sont ajoutés à son personnel cette année.

« Les occasions resteront intéressantes pour les Français tant et aussi longtemps que les candidats canadiens fermeront l'oeil aux emplois à Terre-Neuve », affirme Sylvain Luneau. « Moi, j'ai l'impression aujourd'hui que mon avenir est au Canada », ajoute-t-il.