•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le français bon deuxième

Graham Fraser, commissaire aux langues officielles

Graham Fraser, commissaire aux langues officielles (archives)

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À 150 jours des Jeux olympiques d'hiver, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser soutient que les ressources en traduction du comité organisateur restent insuffisantes.

Beaucoup de travail reste encore à faire pour s'assurer que les Jeux d'hiver de 2010 de Vancouver se déroulent dans les deux langues officielles du Canada et du mouvement olympique, soit le français et l'anglais, estime le commissaire aux langues officielles du pays, Graham Fraser.

Même s'il soutient que le comité olympique (COVAN), Patrimoine canadien et plusieurs institutions fédérales ont fait du progrès depuis un premier rapport sur le sujet, en décembre 2008, M. Fraser a présenté mardi 11 nouvelles recommandations visant à assurer le succès des Jeux sur le plan linguistique.

À 150 jours de l'ouverture des Jeux, le COVAN doit notamment accroître ses efforts dans les domaines de la traduction, de la signalisation et du recrutement des bénévoles bilingues, indique M. Fraser. D'autres institutions fédérales, dont les aéroports, doivent aussi améliorer leurs services en français.

Je ne veux pas que les visiteurs se fassent accueillir par des phrases comme: "Sorry, I don't speak French".

Graham Fraser

Les ressources en traduction du COVAN sont tout simplement insuffisantes, précise le commissaire, et les pourparlers entre le comité et Patrimoine canadien au sujet de l'embauche des traducteurs du Bureau de la traduction, « qui durent depuis longtemps », doivent aboutir « très rapidement ».

M. Fraser, indique que si un coup de barre n'est pas donné rapidement, la capacité du comité à communiquer en français avec le public, les médias, les athlètes, les officiels et les dignitaires sera compromise.

Extrait du rapport

[...] depuis novembre 2006, le COVAN a fait traduire 3 200 000 mots. [...] Selon la dernière estimation du COVAN, à l'étape de la collecte de données, le volume de mots à traduire d'ici à la fin des Jeux sera de 7 500 000 mots. Le COVAN estime avoir besoin au minimum d'une quarantaine de traducteurs additionnels, dont une vingtaine pour Info 2010 (le site Internet des médias). À l'étape de la collecte de données, il estime que les coûts totaux de traduction pourraient se chiffrer à environ 5 300 000 $. L'expérience à ce jour montre que le COVAN a tendance à sous-estimer ses besoins de traduction. Ainsi, le Bureau de la traduction est d'avis qu'il faudrait de 65 à 70 traducteurs pour combler les besoins. Il serait en mesure de répondre à cette demande, mais le COVAN devra trouver les fonds nécessaires étant donné que le Bureau fonctionne selon une formule de recouvrement des frais.

Selon le commissaire Fraser, Air Canada, l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, l'Agence des services frontaliers du Canada et les autorités des aéroports internationaux de Toronto et de Vancouver doivent travailler ensemble pour définir « des façons d'offrir aux voyageurs à ces deux aéroports une expérience plus cohérente en matière de service dans les deux langues officielles » en prévision des Jeux.

Toutes ces institutions, ajoute M. Fraser, doivent prendre des mesures concrètes pour s'assurer que le personnel de première ligne qui travaillera pendant les Olympiques « respecte l'obligation de faire une offre active de service dans les deux langues officielles ».

Graham Fraser recommande aussi que l'Agence de santé publique du Canada et la Gendarmerie royale du Canada discutent de leurs obligations en matière de langues officielles avec les provinces et les municipalités touchées afin « que la dualité linguistique du Canada soit prise en compte de manière adéquate dans la coordination des interventions en matière de santé et de sécurité ».

Le commissaire Fraser estime que toutes les parties concernées ont suffisamment de temps pour redresser la barre. Il leur demande de démontrer, d'ici le 30 novembre, qu'ils ont corrigé la situation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !