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Obama fait la leçon aux jeunes Américains

Barack Obama

Photo : La Presse canadienne / Rich Pedroncelli

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans un discours axé sur la responsabilité individuelle, le président Barack Obama encourage les jeunes Américains à étudier. L'allocution s'est attirée les foudres de certains conservateurs avant même d'être prononcée.

Le président Barack Obama s'est adressé, mardi, aux jeunes étudiants américains, les exhortant à travailler dur pour réaliser leurs rêves, mais aussi pour contribuer au bien de la nation.

Contrairement à ce qu'avaient laissé entendre certains de ses détracteurs, le président Obama n'a pas transformé son discours, prononcé à l'occasion de la rentrée des classes dans une école secondaire de Virginie et transmis à la télévision et sur le site de la Maison-Blanche, en tremplin pour ses idées politiques.

L'allocution a été largement axée sur l'importance de l'éducation et la responsabilité individuelle. « Vous pouvez avoir les enseignants les plus dévoués, les parents qui vous soutiendront le mieux, les meilleures écoles au monde, rien de cela ne fera une différence si vous tous ne prenez pas vos responsabilités », a soutenu Barack Obama.

Évoquant ses origines modestes et l'absence de son père pendant son enfance, il a encouragé les élèves et étudiants à persévérer malgré les difficultés. « Réussir est difficile », a-t-il dit, citant en exemple l'auteure de la saga des Harry Potter, J.K. Rowling et le joueur de basketball Michael Jordan, qui ont tous deux connu l'échec et en ont retiré les leçons nécessaires avant de devenir ceux qu'ils sont aujourd'hui.

Par moments, le discours faisait presque écho à l'allocution dans laquelle John F. Kennedy exhortait les Américains à se demander ce qu'ils pouvaient faire pour leur pays, un message remanié pour un auditoire plus jeune.

« L'avenir des États-Unis dépend de vous », a déclaré le président américain. « Ce que vous apprenez à l'école aujourd'hui déterminera si notre nation peut relever les plus grands défis de demain. »

Ce discours avait été précédé d'une vive controverse, alimentée activement par des conservateurs, certains allant jusqu'à accuser le président Obama de vouloir endoctriner les jeunes Américains et faire la promotion de son idéologie « socialiste ». La polémique a même poussé la Maison-Blanche à modifier certains passages du discours et à en publier la transcription à l'avance sur son site.

Si quelques protestataires ont manifesté devant l'école d'Arlington, le président américain a cependant reçu un soutien inattendu du camp républicain. Dans une entrevue au réseau CNN, l'ancienne première dame Laura Bush a estimé que le successeur de son mari faisait du bon travail et affirmé que son discours ne prêtait pas le flanc à la critique.

Attention à Facebook!

En marge de son discours, Barack Obama a répondu à des questions d'élèves de l'école d'Arlington. L'un d'entre eux lui a dit qu'il voulait devenir président et lui demandé conseil.

« Premièrement, a-t-il répondu, faites tous attention à ce que vous mettez sur Facebook. Parce qu'à l'ère de YouTube, quoi que vous fassiez, on vous le rappellera à un moment ou l'autre de votre vie. Et quand on est jeune, on fait des erreurs, et on fait des choses stupides. J'ai entendu plusieurs histoires de jeunes qui mettent des choses sur Facebook et quand ils postulent pour un emploi, les employeurs font des recherches [sur le web]. Alors, voilà un conseil politique concret! »

Lors de la campagne présidentielle, Barack Obama s'est retrouvé dans l'eau chaude lorsque des sermons prononcés des années plus tôt par son ancien pasteur Jeremiah Wright s'étaient retrouvés sur YouTube. Il avait notamment prononcé des propos jugés racistes à l'endroit des Blancs et dit que « Que Dieu maudisse l'Amérique ».

Réforme de la santé

Dans un dossier autrement plus délicat, le président Obama se présentera mercredi devant le Congrès pour tenter de convaincre les parlementaires du bien-fondé de la réforme de la santé, une de ses grandes priorités législatives. Sa réforme repose sur la mise en place d'un système d'assurance publique en parallèle du système d'assurances privées existant.

« Nous allons construire une Amérique où la réforme du système de santé apporte davantage de stabilité et de sécurité à chaque Américain », a déclaré lundi M. Obama dans un discours à l'occasion de la fête du Travail.

« Le président souhaite promulguer une loi cette année. Le président croit fermement que nous devons avoir une telle option pour apporter le choix et la concurrence, pour créer un contrôle sur les compagnies d'assurance », a déclaré son porte-parole Robert Gibbs.

Cette option a rencontré une forte opposition de la part des républicains et d'une partie des démocrates modérés. « Les républicains ne vont pas accepter l'option publique. C'est une mauvaise idée », a déclaré dimanche le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty.

Au centre, quelques sénateurs tentent de trouver des solutions acceptables pour les deux côtés. Le démocrate Ben Nelson et la républicaine Olympia Snowe se sont par exemple prononcés pour une solution de couverture publique qui ne serait activée que dans le cas où les compagnies d'assurances ne seraient pas en mesure d'assurer des prestations abordables.

Mais l'aile gauche du Parti démocrate attend un signal fort du président mercredi soir. La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi entend ne pas céder sur l'option publique. « Un projet de loi sans option publique forte ne sera pas adopté à la Chambre », a-t-elle averti dans un communiqué.

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