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Données inquiétantes sur les Canadiens

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Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon le Conseil canadien sur l'apprentissage, 48 % des adultes canadiens ont de la difficulté à comprendre les reportages, éditoriaux, poèmes et ouvrages de fiction.

Dans le cadre de la journée internationale de l'alphabétisation de l'UNESCO, le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA) lance une carte interactive qui présente des données sur la compréhension de textes suivis dans 52 200 villes canadiennes.

Selon l'organisme, 48 % des adultes canadiens ont de la difficulté à comprendre les reportages, éditoriaux, poèmes et ouvrages de fiction.

« Même si beaucoup croient que le Canada se débrouille bien sur le plan de la littératie, dans les faits, près de la moitié des adultes affichent un faible niveau de littératie, ce qui signifie qu'ils ne sont pas outillés pour faire face aux exigences du monde actuel, qui évolue rapidement », explique Paul Cappon, président-directeur général du CCA.

Qu'est-ce que la littératie?

Selon le Conseil canadien sur l'apprentissage, « la littératie en compréhension de textes suivis renvoie aux connaissances et aux compétences nécessaires pour comprendre et utiliser l'information contenue dans des textes suivis, tels des reportages, des éditoriaux, des poèmes et des ouvrages de fiction. »

L'organisme explique que chez les adultes, la compréhension de textes suivis se mesure sur une échelle de 1 à 5, le niveau 3 étant considéré par beaucoup comme le minimum acceptable pour composer avec les exigences de l'économie mondiale du savoir.

Les données utilisées viennent de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003 réalisée par Statistique Canada et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de même que sur les données du recensement de 2006.

Niveaux de littératie

Les cinq niveaux de littératie, tel que définis par l'Organisation de coopération et de développement économiques sont:

  • Niveau 1: Compétences très faibles. À ce niveau, une personne peut, par exemple, être incapable de déterminer correctement la dose de médicament à administrer à un enfant d'après le mode d'emploi indiqué sur l'emballage.
  • Niveau 2: Lecture des textes simples, explicites, correspondant à des tâches peu complexes. À ce niveau, une personne peut avoir acquis des compétences suffisantes pour répondre aux exigences quotidiennes de la vie, mais, à cause de son faible niveau de littératie, il lui est difficile de faire face à des défis comme l'assimilation de nouvelles compétences professionnelles.
  • Niveau 3: Minimum convenable pour composer avec les exigences de la vie quotidienne et du travail dans une société complexe et évoluée. Il dénote à peu près le niveau de compétences nécessaire pour obtenir un diplôme d'études secondaires et accéder aux études postsecondaires.
  • Niveaux 4 et 5: Compétences supérieures. À ces niveaux, une personne peut traiter de l'information beaucoup plus complexe.

La mauvaise compréhension de textes suivis n'est pas synonyme d'analphabétisme. Par exemple, la Fondation pour l'alphabétisation évalue que 49 % des Québécois ont des problèmes de lecture (donc un problème de littératie), alors que 800 000 Québécois sont analphabètes.

L'alphabétisation dans le monde

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, quelque 776 millions d'adultes ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en écriture, ce qui signifie en d'autres termes qu'un adulte sur cinq est analphabète. L'UNESCO ajoute que 75 millions d'enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l'école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études.

« L'alphabétisation ne se limite pas à savoir lire et écrire; elle permet aussi de gagner le respect, d'ouvrir des perspectives et de favoriser le développement », a indiqué le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l'occasion de la Journée internationale de l'alphabétisation.

« L'alphabétisation donne aux personnes les moyens d'améliorer leurs conditions de vie, de participer aux processus de décision au sein de leur communauté, d'avoir accès à l'information sur les soins de santé, pour ne citer que quelques exemples. Avant tout, elle permet aux personnes d'exercer leurs droits en tant que citoyens et êtres humains », a-t-il ajouté.

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