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Une réforme sur le dos des femmes?

La présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, devant le Parlement de Québec, mercredi

La présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, devant le Parlement de Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil du statut de la femme s'oppose à la réforme de la RRQ réduisant la durée de versement de la rente du conjoint survivant - en grande majorité des veuves - afin de renflouer ses coffres.

Pour combler son déficit de 9 milliards de dollars, la Régie des rentes du Québec (RRQ) envisage de changer les critères d'admission à son régime et de diminuer le montant des rentes de plusieurs Québécois.

Les prestataires de la rente du conjoint survivant, dont 8 sur 10 sont des femmes, ne pourraient bénéficier de leur rente que pendant une période maximale de 10 ans ou encore jusqu'à l'âge de 65 ans. Cette rente est actuellement viagère, c'est-à-dire qu'elle est accordée jusqu'au décès de la personne qui en bénéficie.

Dans un mémoire présenté à la commission parlementaire sur la RRQ, mercredi, la présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, s'est vivement opposée à ces changements souhaités par la RRQ.

Selon les calculs effectués par le Conseil du statut de la femme, une veuve qui reçoit actuellement 553 $ par mois en rente combinée (avec des prestations de retraite) verrait son revenu fondre à 286 $ par mois si les modifications au régime des rentes du Québec sont adoptées.

Mme Pelchat considère que la moitié des économies qui seraient ainsi réalisées pénaliseraient directement les femmes.

« Cela appauvrit les femmes, qui, par leur nature, ont rempli leur rôle de femme, de mère, d'aidante [pendant leur vie active]. »

— Une citation de  Christiane Pelchat

Pour éviter cette situation, le Conseil du statut de la femme suggère plutôt que les Québécois qui cotisent à la RRQ paient 1 à 2 % de plus, pour effacer le déficit.

Selon la présidente du Conseil du statut de la femme, plusieurs facteurs contribuent au fait que les femmes cotisent moins que les hommes, entre autres parce qu'un bon nombre d'entre elles travaillent à temps partiel. Mme Pelchat avance que 45 % des femmes avec enfants travaillent à un salaire de moins de 15 $ l'heure.

La Régie des rentes du Québec accuse un déficit de 9 milliards de dollars, en raison de la crise du papier commercial adossé à des actifs (PCAA). La régie, l'un des déposants de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a fait les frais, par contrecoup, des mauvais rendements de la Caisse, qui a déclaré des pertes de près de 40 milliards de dollars en 2008.

Le régime de rentes fait l'objet d'une commission parlementaire depuis le 27 août dernier, et ce, jusqu'au 3 septembre. Une trentaine d'organismes, de groupes ou d'individus sont invités à faire valoir leur point de vue et à débattre des mesures proposées par la RRQ pour retrouver l'équilibre budgétaire.

Avec les informations de Régie des rentes du Québec, et Portail Québec

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