•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Afrique du Sud condamne une décision « raciste » du Canada

Formulaire de déclaration d'Immigration Canada
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

La décision du tribunal canadien de l'immigration d'accorder le statut de réfugié à un Sud-Africain blanc favorise le racisme, estime le parti au pouvoir.

La décision du Canada d'accorder le statut de réfugié à un Sud-Africain qui dit avoir été persécuté dans son pays parce qu'il est blanc a soulevé l'ire du gouvernement sud-africain.

Le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC) est allé jusqu'à qualifier cette décision de raciste et d'alarmiste.

La semaine dernière, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada aurait accordé le statut de réfugié à un ressortissant sud-africain après que ce dernier eut argué que les Blancs sont ciblés par les criminels noirs en Afrique du Sud et que le gouvernement ne fait rien pour les protéger.

Brandon Huntley, 31 ans, est arrivé au Canada en 2006. Selon les documents fournis par son avocat, il s'est vu accorder le statut de réfugié la semaine dernière après s'être plaint d'avoir été battu et poignardé lors de sept tentatives de vol différentes en Afrique du Sud, où il n'aurait jamais rapporté ces agressions à la police, par manque de confiance.

Du côté de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, on ne peut confirmer qu'une demande d'asile a été faite, puisque ce genre de causes sont entendues en privé, explique le porte-parole Stéphane Malépart.

Selon l'information fournie par l'avocat de Brandon Huntley, Russell Kaplan, le commissaire William Davis écrit dans sa décision que M. Huntley a soumis la « preuve convaincante » de l'« incapacité ou manque de volonté » du gouvernement de l'Afrique du Sud de le protéger.

M. Davis ajoute que M. Huntley serait incapable de se trouver un emploi en Afrique du Sud en raison de la discrimination positive en faveur des Noirs dans ce pays.

Le raisonnement de la Commission ne fait que perpétuer le racisme, a réagi mardi l'ANC, le parti qui a sorti l'Afrique du Sud de l'apartheid sous Nelson Mandela en 1994.

Un porte-parole du ministère sud-africain de l'Intérieur, Ronnie Mamoepa, a ajouté que son gouvernement était « dégoûté » par la décision canadienne.

À un média sud-africain, le porte-parole a déclaré qu'il aurait été courtois de la part du Canada de permettre au gouvernement sud-africain de répondre aux allégations de M. Huntley.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Globe and Mail