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Vent de triomphalisme

Un électeur gabonais fait son choix parmi les bulletins de vote, dimanche.

Un électeur gabonais fait son choix parmi les bulletins de vote, dimanche.

Photo : AFP / AFP PHOTO/ Issouf Sanogo

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les principaux candidats à la présidentielle de dimanche revendiquent la victoire, alors que les résultats officiels ne sont pas attendus avant mercredi.

Bien que les résultats officiels ne soient pas attendus avant mercredi, les principaux candidats à la présidentielle n'hésitaient pas dimanche soir à revendiquer la victoire.

Selon le Parti démocratique gabonais (PDG), son candidat Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo, l'emporterait largement, une affirmation que reprend à son compte Pierre Mamboundou, un des opposants en lice à la lignée Bongo.

Puis, plus tard dans la nuit, c'était au tour de l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame d'affirmer à l'AFP sa conviction qu'il serait « proclamé président de la République », fort de sondages à la sortie des urnes faits par son équipe de campagne.

Cet ancien allié du défunt président Bongo a su fédérer une partie de l'opposition autour de lui, en fin de campagne. Trois jours avant le scrutin, cinq candidats se sont désistés de la course à la présidence et ont appelé leurs sympathisants à voter pour lui.

Les autorités ont renouvelé dans la soirée leurs appels au calme. La présidente par intérim, Rose Francine Rogombe, a demandé aux candidats d'accepter les résultats de cette élection à un seul tour et de ne pas envoyer leurs partisans dans la rue.

D'ici à la diffusion des résultats officiels mercredi, les frontières maritimes et terrestres du pays sont fermées.

Difficile transparence

Les Gabonais étaient appelés aux urnes dimanche pour élire le successeur du président Omar Bongo, décédé en juin dernier après 41 ans de règne.

À Libreville, la capitale du pays, plusieurs bureaux de vote ont ouvert leurs portes en retard. Dans certains cas, le matériel électoral est arrivé en retard, dans d'autres cas, certains agents électoraux manquaient à l'appel.

Dans un communiqué daté du 28 août 2009, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) dénonce l'attitude des autorités gabonaises, qui souhaitent contrôler toute l'information relative au déroulement du scrutin.

Il est notamment fait mention d'« accès restreint des journalistes aux bureaux de vote, [de] sévères mises en garde, [d']intimidations, [et de] refus d'accréditations pour certains médias étrangers. »

Comme exemple, un journaliste étranger rapporte à RSF que le message qui lui a été fait est que « tout commentaire sur des résultats qui ne proviendraient pas du ministère de l'Intérieur [...] entraînerait automatiquement notre expulsion du territoire. »

L'Observatoire gabonais des médias (OGAM) a quant à lui dit s'inquiéter d'« agissements qui bafouent la liberté de la presse ».

D'ailleurs, les journalistes ne pourront assister au dépouillement des bulletins, soi-disant public, qu'à l'extérieur des bureaux de vote, et les résultats ne seront pas affichés.

La France est satisfaite

La France a estimé, lundi, que le scrutin s'était déroulé dans de bonnes conditions.

Son ministère des Affaires étrangères dit faire confiance aux institutions gabonaises pour que le processus se poursuive « dans le calme ».

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, Reporters sans frontières, et Radio France International

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