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Gary Doer nommé ambassadeur à Washington

Michael Wilson (à gauche) serre la main à Gary Doer à l'ambassade canadienne en septembre 2007, sous le regard des premiers ministres ontariens Dalton McGuinty et néo-brunswickois Shawn Graham.
Michael Wilson serre la main à Gary Doer à l'ambassade canadienne en septembre 2007, sous le regard des premiers ministres ontariens Dalton McGuinty et néo-brunswickois Shawn Graham. Photo: La Presse canadienne / AP/Lauren Victoria Burke
Radio-Canada

Au lendemain de l'annonce de sa démission comme premier ministre du Manitoba, le néodémocrate Gary Doer est désigné ambassadeur du Canada à Washington par le premier ministre Harper.

Le sort du premier ministre démissionnaire du Manitoba, Gary Doer, n'aura pas été longtemps en suspens. Le premier ministre Stephen Harper l'a désigné vendredi prochain ambassadeur du Canada à Washington.

M. Doer, qui est premier ministre du Manitoba depuis presque 10 ans, sera le successeur de Michael Wilson. L'ancien ministre des Finances du gouvernement de Brian Mulroney, qui a 71 ans, était en poste depuis le 13 mars 2006.

La nomination d'un politicien provenant des rangs du Nouveau Parti démocratique constitue sans contredit un bon coup politique pour le premier ministre conservateur, souvent accusé d'être très partisan.

S'adressant brièvement aux journalistes à la Chambre des communes, M. Doer s'est dit « très impressionné » que le premier ministre offre le poste à un néodémocrate. Il a dit vouloir représenter tous les Canadiens, comme le premier ministre le fait, dit-il, lorsqu'il parle avec le président américain.

Gary Doer a souligné qu'il avait travaillé avec une trentaine de premiers ministres de toutes les tendances politiques au cours des 10 dernières années.

Il a aussi mentionné qu'il connaissait très bien les principaux dossiers dans les relations canado-américaines, dont la sécurité à la frontière et, plus récemment, la clause Buy American incluse dans la plan de relance économique du président Barack Obama.

Le choix de Gary Doer, qui est âgé de 61 ans, n'est sans doute pas étranger non plus au fait que l'administration Obama est plus progressiste que celle de George W. Bush, qui était président lorsque M. Wilson a été nommé.

Gary Doer a annoncé jeudi qu'il allait quitter ses fonctions. Il avait déclaré qu'il discuterait de la date de son départ avec les dirigeants du NPD manitobain et avait refusé de divulguer ce qu'il entendait faire.

M. Doeur est devenu le 20e premier ministre du Manitoba à l'automne 1999. Il a obtenu deux autres mandats populaires par la suite.

Une nomination très bien accueillie

Gary Doer est nommé ambassadeur du Canada aux États-Unis par Stephen HarperFraîchement nommé ambassadeur du Canada aux États-Unis, Gary Doer rencontre la presse.

Le porte-parole libéral en matières d'affaires étrangères, Bob Rae, s'est montré très enthousiasmé par le choix du premier ministre manitobain. « Je connais le premier ministre Doer depuis 30 ans et je ne peux penser à personne d'autre de mieux qualifié pour le job », a-t-il dit.

Le chef bloquiste Gilles Duceppe a pour sa part soutenu que cette nomination est embarrassante pour le chef néodémocrate Jack Layton. « Ça va surprendre Jack Layton certainement de voir M. Doer défendre un certain nombre de politiques qui sont l'apanage du gouvernement Harper », a-t-il lancé.

Le chef du Nouveau Parti démocratique avait déjà réagi à cette nomination en exprimant sa joie.

Nous sommes honorés qu'un de nos chefs les plus efficaces ait choisi de jouer ce rôle important.

Jack Layton

La nomination de Gary Doer a aussi été bien accueillie au Québec. Tant le premier ministre Jean Charest que son prédécesseur péquiste Bernard Landry ont jugé qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle pour le Québec.

Dans un communiqué de presse, le premier ministre Charest a souligné l'expertise et la grande compréhension de M. Doer relativement à plusieurs enjeux québécois.

De son côté, M. Landry a estimé que la nomination de M. Doer au poste le plus prestigieux de la diplomatie canadienne était le présage d'un changement de ton dans les relations canado-américaines.

Avec les informations de La Presse canadienne