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Série radio

Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La série est diffusée du 7 au 18 septembre, de 13 h à 14 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Tous les épisodes seront aussi disponibles dans ce dossier et en baladodiffusion.

Abonnez-vous à la balado de la série radio

Ont participé à la série

  • Textes, entrevues et animation: Michel Lacombe
  • Journaliste, recherche et entrevues: Lynda Baril
  • Réalisation: Michel J Tremblay
  • Adjointe à la réalisation: Diane Gauthier
  • Archives: Marilie Houle
  • Recherche musicale: Monique Hains
  • Montage: Christian Ferland

Épisode 1 - Un Québec en retard

Les années de pouvoir de Maurice Duplessis sont marquées par le traditionalisme, l'antiintellectualisme et l'antisyndicalisme. Duplessis gouverne en autocrate et pratique ouvertement le favoritisme. L'Église dirige les grandes institutions d'éducation et de santé et contrôle la vie culturelle, notamment par la censure dans la littérature et le cinéma. La mort de Duplessis, le 7 septembre 1959, provoque la stupeur. Son successeur, Paul Sauvé, prononce le célèbre mot « désormais » et semble déterminé à entreprendre des réformes. Mais celui-ci meurt rapidement et les réformes paraissent moins certaines sous la direction d'Antonio Barrette.

Épisode 2 - Un vent de changement

Les élections québécoises de juin 1960 portent au pouvoir le Parti libéral, dirigé par Jean Lesage. La campagne électorale a été marquée par la fraude et la violence. La télévision a joué pour la première fois un rôle important dans la stratégie des partis. La priorité du nouveau premier ministre est d'éliminer la corruption. Lesage s'entoure de ministres réformistes, comme Georges-Émile Lapalme, Paul Gérin-Lajoie et René Lévesque. Un journaliste du Montréal Star, Brian Upton, est le premier à utiliser l'expression Quiet Revolution (Révolution tranquille) pour décrire le mouvement qui s'amorce.

Épisode 3 - La nationalisation de l'électricité

Le cartel des sociétés d'électricité, les Trusts, fait obstacle au développement économique. Le niveau de service et les normes techniques varient d'une région à l'autre du Québec. Dans les entreprises, les francophones sont exclus des postes décisionnels. À l'instigation de René Lévesque, Jean Lesage décide de tenir des élections anticipées sur le thème de la nationalisation de l'électricité. Son slogan est « Maîtres chez nous ». Le premier débat télévisé de l'histoire canadienne a lieu entre Lesage et le chef de l'Union nationale, Daniel Johnson. En novembre 1962, le Parti libéral est reporté au pouvoir. Les compagnies d'électricité sont nationalisées et Hydro-Québec devient un instrument majeur de développement.

Épisode 4 - « Qui s'instruit s'enrichit »

Le Québec a un des taux de scolarisation les plus bas du monde industrialisé. Des ministres de Lesage, au premier rang desquels se trouve Paul Gérin-Lajoie, veulent réformer l'éducation mais l'Église s'y oppose vigoureusement. Pour contourner cet obstacle, le gouvernement lance une commission d'enquête présidée par Mgr Alphonse-Marie Parent. Même s'il s'y opposait au départ, Lesage accepte de créer un ministère de l'éducation, dirigé par Gérin-Lajoie. La pression démographique du baby-boom est telle qu'il faut d'urgence construire des écoles. Les cégeps et l'Université du Québec sont créés. Surprise: la défaite libérale à l'élection de 1966 et l'arrivée au pouvoir de Daniel Johnson ne mettent pas fin à la réforme, qui se poursuit.

Épisode 5 - L'affirmation culturelle

La vie culturelle est sous l'emprise de l'Église. L'auteur Jacques Godbout doit publier son premier roman en France, car l'archevêque de Montréal, le cardinal Léger, s'oppose à sa parution. Il faut aller à Paris pour voir les films français non censurés. Georges-Émile Lapalme obtient de Lesage la création d'un ministère de la culture. Les auteurs-compositeurs apparaissent dans les boîtes à chanson. L'industrie de la chanson prend son envol avec les émissions populaires de la télé. Des institutions fédérales comme Radio-Canada et l'ONF permettent aux Québécois de se voir et de se reconnaître. Puis le théâtre de Michel Tremblay leur permet de s'entendre.

Épisode 6 - Le déclin de l'Église et la libération de la femme

Le paternalisme imprègne la société québécoise. La femme n'a pas d'égalité juridique et ne peut même pas signer un bail de logement. Claire Kirkland-Casgrain est la première femme à se faire élire l'Assemblée nationale. Elle parvient à faire adopter une loi qui donne la pleine responsabilité juridique aux femmes. La contraception donne aux femmes le contrôle de leur corps. L'Église du Québec, qui s'était modernisée dans la foulée du Concile Vatican II, voit son autorité fondre après la parution de l'encyclique Humanae Vitae, qui condamne la contraception. La pratique religieuse chute et les rangs du clergé s'éclaircissent.

Épisode 7 - La montée du nationalisme

Un parti indépendantiste, le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), voit le jour. Un groupe terroriste, le Front de libération du Québec (FLQ), pose des bombes et menace des hommes politiques. La visite de la reine Élisabeth II à Québec, en 1964, provoque une émeute. Les tensions entre le Canada français et le Canada anglais s'accentuent. Le premier ministre du Canada, Lester B. Pearson, crée la Commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme. Pearson recrute dans son gouvernement trois personnalités québécoises, Jean Marchand, Pierre Trudeau et Gérard Pelletier. Les libéraux de Jean Lesage perdent l'élection de 1966. René Lévesque quitte le parti libéral. Il fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA) puis le Parti québécois.

Épisode 8 - L'ouverture sur le monde

Le Québec gagne de l'autonomie au sein de la fédération canadienne. Lesage crée un régime de retraite québécois, la Régie des rentes. L'espace international du Québec s'agrandit aussi. En 1961, Jean Lesage inaugure la Maison du Québec à Paris en présence du ministre de la Culture de France, André Malraux, et d'un millier de spectateurs. Paul Gérin-Lajoie affirme les droits internationaux du Québec dans ses champs de compétence. La GRC soupçonne la France de vouloir déstabiliser le Canada. En visite au Québec, le président de la France, Charles de Gaule, est accueilli en héros. Au balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, il prononce sa célèbre phrase « Vive le Québec libre ». La création d'une agence internationale de la francophonie provoque le début de la « guerre des drapeaux » entre Ottawa et Québec.

Épisode 9 - L'État, moteur de développement

Les leviers de l'économie échappent aux Canadiens français. Le gouvernement Lesage veut corriger la situation en se servant de l'État. Une fonction publique professionnelle est constituée sur le modèle de celle qui existe à Ottawa. Le nombre de fonctionnaires explose. Ils se syndiquent et obtiennent le droit de grève. En juillet 1966, les hôpitaux sont en grève. Le conflit durera 21 jours. L'État fait un pas majeur dans le contrôle de l'économie en créant, sur le modèle français, la Caisse de dépôt et placement. Même s'il était au départ contre sa création, Lesage voit dans la Caisse son monument personnel.

Épisode 10 - L'élan de la Révolution tranquille

Pendant la campagne électorale de 1966, Daniel Johnson promet de mettre de l'ordre dans le fouillis de l'administration Lesage. Le soir de l'élection, Lesage se retrouve avec plus de voix, mais avec moins de sièges que Johnson. Il quitte le pouvoir dans l'amertume. Contre toute attente, Johnson demande aux hauts fonctionnaires qui ont servi sous Lesage de rester en poste. La Révolution tranquille va se poursuivre sous l'Union nationale. Daniel Johnson meurt subitement en 1968 après avoir inauguré un barrage sur la Côte-Nord. Qu'est-ce que la Révolution tranquille a donné ? Le clergé et la minorité anglo-québécoise ont vu leur influence réduite, la majorité francophone a pris confiance en elle, le niveau de scolarité a monté, mais d'autres carences sont apparues.

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