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Muriel Duckworth s'éteint à l'âge de 100 ans

Muriel Duckworth
Muriel Duckworth (à droite) s'est éteinte samedi à l'âge de 100 ans.
Radio-Canada

Après avoir lutté toute sa vie pour la paix dans le monde et pour l'amélioration de la condition féminine, la militante s'est éteinte samedi dans un hôpital de Magog, au Québec.

La militante Muriel Duckworth s'est éteinte samedi à l'âge de 100 ans. Elle est décédée quelques jours après s'être fracturé une jambe à son chalet d'été, au Québec. Elle était hospitalisée à l'hôpital de Magog.

Née en 1908 à Austin, au Québec, Mme Duckworth a passé la majeure partie de sa vie en Nouvelle-Écosse où elle a milité pour la justice sociale, la paix mondiale et le droit des femmes.

Membre fondatrice de l'Institut canadien de recherche sur les femmes, Muriel Duckworth a aussi participé, dans les années 60, à la fondation de La voix des femmes, une organisation dédiée à la paix dans le monde.

En 1969, elle a organisé une tournée pancanadienne très médiatisée contre la guerre au Vietnam en compagnie de représentantes de La voix des femmes et de trois Vietnamiennes.

Muriel Duckworth a participé à plusieurs conférences internationales et, en 1982, elle a été la présidente d'une délégation de représentantes chargées de présenter la pétition des femmes pour la paix à la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée au désarmement.

Devenue militante de renom, elle a reçu plusieurs honneurs, dont le Prix du Gouverneur général en 1981, le prix du Compagnon de l'Ordre du Canada en 1983 et la médaille Lester B. Pearson en 1991. Elle a également reçu de nombreux diplômes honorifiques de diverses universités à travers le Canada. En 1981, un prix a été créé à son nom par l'Institut canadien de recherche sur les femmes, afin de reconnaître chaque année l'importante contribution d'une femme à la promotion de la condition féminine au Canada.

Marion Douglas Kerans, qui a écrit la biographie de Muriel Duckworth, la décrit comme une femme très humble malgré tous les honneurs qu'elle a reçus. « Elle était une femme extraordinaire qui se pensait elle-même ordinaire ».

À la fin de sa vie, ajoute la biographe, Mme Duckworth déplorait grandement que le Canada soit en guerre.

« Il y a beaucoup de guerres dans le monde et ça la rendait triste, mais à part de ça, je pense que c'est une femme qui a vécu une vie heureuse parce qu'elle a vécu une vie très pleine jusqu'à la fin. »