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TQS n'est plus, voici V

Le logo de V
Le logo de V Photo: V télé
Radio-Canada

La direction du réseau de télévision annonce qu'il s'appellera dorénavant tout simplement V, pour « vedettes, vitesse, victoire, voyages, vice ou vérité ». Au même moment, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision blâme TQS pour l'émission « Call-TV ».

La direction de TQS a annoncé mercredi le nouveau nom du réseau de télévision. Il s'appellera dorénavant V.

La direction a également abandonné son célèbre mouton noir comme logo. Le nouveau logo consiste simplement en la lettre V (en jaune, blanc ou noir) avec ce qui ressemble à des cornes, dans un cercle (aussi en jaune, blanc ou noir).

Le coprésident et chef de la direction de V, Maxime Rémillard, a expliqué que la nouvelle entité se retrouvera sur plusieurs plateformes et veut miser davantage sur Internet.

M. Rémillard a précisé que le nouveau nom du réseau faisait référence à la première lettre de mots clés qui refléteront la nouvelle programmation de la chaîne: vedettes, vitesse, victoire, voyages, vice ou vérité.

La station entend mettre l'accent sur la satisfaction des « plaisirs coupables » et son slogan est clair « Laissez-vous divertir ».

V présentera 30 nouvelles émissions dès le 31 août. L'émission phare de sa programmation sera Dumont 360 animée par l'ex-chef de l'Action démocratique, Mario Dumont.

TQS blâmé pour Call-TV

Toujours mercredi, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a blâmé le réseau TQS, pour la diffusion de l'émission Call-TV.

Télévisions(archives) Photo : PC / J.P. Moczulski

Cette télé-tirelire, diffusée en début de nuit depuis la fin du printemps, pose des questions et des énigmes faisant appel aux connaissances générales des téléspectateurs. Ceux-ci peuvent répondre par téléphone ou par message texte, moyennant des frais de 1 $ par appel ou texto.

Le hasard détermine quelle personne pourra donner sa réponse en ondes. Toutefois, le téléspectateur doit payer pour chaque tentative, même s'il ne parvient pas à joindre l'animatrice. Bref, le but est d'inciter à appeler afin de financer les programmes du diffuseur.

Plusieurs téléspectateurs se sont plaints du manque de clarté des règles de cette télé-tirelire, un concept répandu dans plusieurs pays du monde. Plusieurs s'interrogeaient entre autres sur le temps nécessaire, qui semblait parfois excessif, pour obtenir une réponse à des questions relativement simples. Des gens disent avoir contracté des dettes importantes en participant au jeu.

Quelques plaintes reçues par le CCNR:

  • inaccessibilité du personnel de l'émission, alors que les téléspectateurs sont incités à les appeler;
  • les factures, parfois dans les centaines de dollars, que ces téléspectateurs ont reçues;
  • des factures qui auraient compris des frais pour des appels qui n'ont pas abouti (en raison d'un signal d'occupation par exemple, et pour lesquels les animatrices ont déclaré à l'auditoire qu'il n'y aurait pas de frais);
  • l'injustice d'au moins certains des concours;
  • les déclarations trompeuses faites par les animatrices au sujet de certains des concours;
  • l'absence fréquente, et d'ailleurs inexplicable, d'appels pendant des périodes de temps relativement longues;
  • les interlocuteurs qui arrivaient à avoir la ligne à la toute dernière minute.

De la responsabilité du diffuseur

Dans ses réponses aux plaignants, TQS les renvoyait au producteur de l'émission, Mass Response TV, dont les studios de Vienne, en Autriche, servent aux animatrices de la version québécoise.

Mais dans sa décision datée du 11 août dernier, le comité régional du Québec du CCNR estime que TQS a ainsi violé les dispositions de l'article 12 du Code de déontologie de l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Selon l'interprétation qu'en fait le Conseil, TQS a l'entière responsabilité de sa programmation, donc de la diffusion de Call-TV.

Le CCNR ajoute que TQS n'a pas fait preuve de transparence envers l'auditoire pour ce qui est de la divulgation des résultats de certains jeux.

Le Comité du Québec a conclu que l'émission n'était pas une infopublicité comme le prétendait le radiodiffuseur, mais plutôt une émission payée présentée comme une série de concours. Le Comité a trouvé que tous les casse-têtes à caractère mathématique posaient des problèmes.

Extrait de la décision du CCNR

Drôles de réponses

Par ailleurs, le CCNR estime que certains des concours de Call-TV ont des résultats « douteux et incompréhensibles ». Le Conseil précise que ce ne sont pas tous les jeux-questionnaires de Call-TV qui sont visés par la décision, et qu'il ne se prononce pas non plus sur les questions de facturation.

Le Conseil cite un exemple d'émission, diffusée le 12 juillet dernier, qui était « ni plus ni moins trompeur ». On demandait aux téléspectateurs de deviner dix prénoms dont la deuxième lettre est un « A ».

L'animatrice répétait sans cesse qu'il s'agissait de noms familiers, simples et connus. Les quatre premières réponses étaient conformes à ce critère: Marc, David, Jacques et Laurent.

Toutefois, les autres prénoms étaient loin d'être courants pour un public québécois: Pancho, Hakan, Gabor, Darko, Lamar et Nanno.

Le réseau TQS devra présenter la décision du CCNR en ondes, à une heure de grande écoute, d'ici les trois prochains jours. Il devra aussi donner une copie du jugement aux plaignants.

Le CCNR a reçu 185 plaintes à propos de Call-TV. Selon le quotidien La Presse, environ 110 000 personnes regardent l'émission chaque soir.

Le CCNR, organisme d'autoréglementation autonome et à but non lucratif, compte environ 700 membres, tous des stations, services spécialisés et réseaux de télévision et de radio privés du Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne