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Dangereux, les jeux vidéo?

Jeux vidéo
L'aĝe moyen des joueurs est de 35 ans, ce qui est plus vieux que l'estimaient les auteurs. Photo: iStockPhoto
Radio-Canada

Les adultes amateurs de jeux vidéo peuvent souffrir de dépressions plus graves et présentent une surcharge pondérale plus importante que ceux qui ne jouent pas, montrent des chercheurs américains.

L'univers des jeux vidéo n'est peut-être pas aussi magique que le laissait entendre la chanson Vivre sur vidéo du groupe Trans X dans les années 1980.

Des chercheurs américains des universités Emory et Andrews affirment que les adultes amateurs de jeux vidéo peuvent souffrir de dépressions plus graves et présentent une surcharge pondérale plus importante que ceux qui ne jouent pas.

Les auteurs de l'étude (l'une des premières menées sur des adultes et non seulement sur des adolescents) ont choisi les 562 adultes de 19 à 90 ans dans la région de Seattle, dans l'État de Washington. Cette ville est connue pour avoir le plus fort taux d'utilisation d'Internet des États-Unis.

De ce groupe, 45,1 % des individus ont affirmé jouer à des jeux vidéo.

Les résultats

Les femmes qui s'adonnent à ce divertissement présentent des signes de dépression plus graves et des bilans de santé moins bons que celles qui ne jouent pas.

Pour ce qui est des hommes, leur indice de masse corporelle (IMC) est plus élevé que les non-joueurs et leur temps passé devant un écran l'est également.

Les chercheurs ont aussi remarqué que les adultes qui jouent aux jeux vidéo présentent également les signes d'une moins grande ouverture vers l'extérieur.

Ces travaux publiés dans la revue American Journal of preventive medicine arrivent à des résultats similaires à d'autres travaux effectués sur les adolescents et qui lient aussi les jeux vidéo à la vie sédentaire, au surpoids et aux problèmes de santé mentale.