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L'homme qui n'aimait pas les choux

Représentation d'un homme de Néandertal

Photo : AFP / PATRICK BERNARD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon des chercheurs espagnols, le Néandertal possédait le gène qu'ont les gens qui n'aiment pas, entre autres, les choux de Bruxelles.

Selon une étude réalisée par des Espagnols, l'homme de Néandertal possède le même gène que les gens qui n'aiment pas le goût du phénylthiocarbamide aussi connu sous le nom de PTC.

Il s'agit d'un composé chimique au goût amer qui est notamment présent dans les choux de Bruxelles, les brocolis et dans certains fruits. Mais surtout, on le trouve dans des plantes toxiques.

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion publiée mercredi après avoir séquencé les gènes tirés d'un fragment d'os d'homme de Néandertal vieux de 48 000 ans. Le Conseil supérieur des recherches scientifiques de l'Espagne précise qu'il avait été découvert dans le nord du pays, à El Sidron.

Toutefois, les similitudes avec l'homme moderne vont encore plus loin puisque les scientifiques ont découvert chez le Néandertal une variante récessive du gène en question. Ainsi, il rendait certains d'entre eux incapables de détecter les PTC. C'est le cas de nos jours pour environ un tiers des humains contemporains.

Selon les scientifiques, cela signifie que la perception gustative de l'amer est antérieure à la divergence de lignage qui sépare le Néandertal de celui qui allait devenir l'homme moderne.

Or, les scientifiques rappellent que la perception de l'amer protège de l'ingestion de plantes toxiques. Toutefois, ils ne comprennent pas comment pouvaient survivre des individus qui ne pouvaient pas les identifier.

Le directeur de la recherche, Carles Lalueza Fox, de l'Université de Barcelone, émet l'hypothèse qu'ils pouvaient détecter d'autres composants qui n'ont pas encore été définis.

L'homme de Néandertal et l'homme moderne ont un ancêtre commun, mais ils ont divergé il y a environ 300 000 ans. Depuis 2000, le site d'El Sidron, dans les Asturies, a permis de retrouver depuis les restes d'une dizaine d'entre eux. Il a disparu il y a environ 28 000 ans. Son dernier refuge connu était Gibraltar.

Avec les informations de Agence France-Presse

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