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Des résolutions qualifiées d'antisémites

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des résolutions sur le conflit israélo-palestinien à l'ordre du jour du 40e conseil général de l'Église unie du Canada, qui se tient à Kelowna jusqu'à jeudi, soulèvent la colère du Congrès juif canadien.

Le 40e conseil général de l'Église unie du Canada s'est ouvert dans la polémique mardi à Kelowna, en Colombie-Britannique.

Les quelque 400 délégués qui assistent au conseil général sont appelés à se prononcer au cours des prochains jours sur 105 résolutions, allant de l'environnement au traité commercial avec la Colombie, en passant par le don d'organes. Or, ce qui retient l'attention, c'est le dossier isarélo-palestinien.

Des membres des sections Montréal, Ottawa et Toronto de l'Église unie du Canada ont soumis quatre résolutions controversées au vote des délégués.

L'une d'elles propose que l'Église unie du Canada boycotte fermement les institutions israéliennes à tous les niveaux, afin de dénoncer les actions militaires contre les Palestiniens de la bande de Gaza. « [C'est] une occupation de plus en plus brutale », commente Vicki Obedkoff, une des membres à l'origine des résolutions.

Une autre de ces résolutions incite l'Église unie du Canada à demander aux Palestiniens de mettre fin aux attentats-suicides contre les Israéliens.

Une autre encore dénonce les parlementaires canadiens qui se font payer des voyages par le gouvernement israélien. « De la propagande malsaine », selon Mme Obedkoff.

Le directeur général du Congrès juif canadien, Bernie Farber, est outré. Il qualifie ces résolutions de biaisées et d'antisémites. « C'est le genre de propos que l'on retrouve sur des sites nazis », explique M. Farber, qui fait partie d'une délégation du Congrès juif qui s'est rendue à Kelowna pour convaincre les délégués de l'Église unie du Canada de voter contre.

Mais tous les juifs ne l'entendent pas de cette oreille. Certains sont en faveur des résolutions proposées qui, disent-ils, ont le mérite d'ouvrir le débat sur l'occupation israélienne. « [Cette occupation] n'est pas éthique », pense Diana Ralph, coprésidente de Voix juives indépendantes.

Le Congrès juif canadien minimise l'importance de ces voix discordantes. « Nous représentons la totalité de la communauté juive », a fait valoir M. Farber.

Pierre Goldberger, pasteur exécutif de l'Église unie du Canada, estime qu'on marche toujours sur des oeufs quand il est question d'Israël. « C'est certain qu'on va essayer de ne pas être offensants tout en disant quelque chose », dit-il.

Afin d'exposer la position des juifs, un rabbin a même été invité par l'Église unie du Canada.

De toutes façons, le pasteur Goldberger doute que les résolutions controversées soient adoptées telles que formulées. Il prédit l'adoption d'une version amendée. « Il y a de grandes chances que la commission elle-même démocratiquement corrige cela, mais on va voir », dit-il.

Ce n'est pas la première fois que l'Église unie du Canada, une des institutions religieuses les plus progressistes au pays, remet sur la table la délicate question israélo-plaestinienne. À la rencontre de Thunder Bay, en 2006, les délégués avaient finalement opté pour la création d'un fonds de la paix dans le but de soutenir des partenariats autant du côté des Palestiniens que des Israéliens qui cherchent des solutions pacifiques pour résoudre le conflit.

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