•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le protectionnisme en cause

Radio-Canada

Stephen Harper, Felipe Calderon et Barack Obama réitèrent leur appui à l'Accord de libre-échange nord-américain, mais font part de certaines divergences.

À l'issue du sommet des dirigeants des trois pays d'Amérique du Nord, le président des États-Unis, Barack Obama, a fait part de sa réaction aux préoccupations de ses homologues canadien et mexicain quant au respect de l'Accord de libre-échange nord-américain.

Stephen Harper, Felipe Calderon et Barack Obama à l'issue de la rencontre des dirigeants de l'Amérique du NordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stephen Harper, Felipe Calderon et Barack Obama à l'issue de la rencontre des dirigeants de l'Amérique du Nord

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Il a affirmé que les États-Unis, le Canada et le Mexique devaient prendre des mesures pour éviter le protectionnisme. « Nous devons élargir le commerce, pas le restreindre », a-t-il dit.

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, avait souligné l'inquiétude des Canadiens relativement à la clause « Buy American » du plan de relance présenté par Barack Obama en février dernier. Cette clause contraint les gouvernements locaux, aux États-Unis, à n'utiliser que de l'acier et des produits américains pour réaliser des projets d'infrastructure payés par les fonds publics. De nombreuses entreprises canadiennes craignent que cette clause ne leur nuise.

Selon M. Obama, il faut prendre en considération le fait qu'on n'assiste pas à un protectionnisme généralisé et que la clause « Buy American », qui ne s'applique qu'au plan de relance, « ne met aucunement en danger les millions de dollars d'échanges entre les deux pays ».

De son côté, le président mexicain Felipe Calderon souhaitait régler un contentieux qui empêche les camions mexicains de transiter par les États-Unis. M. Obama a répondu que l'inquiétude du Congrès face à la sécurité des camions mexicains était légitime, mais qu'on travaillait à trouver une solution.

Visas, grippe et trafic de drogue

Stephen Harper et Felipe Calderon ont aussi abordé la question des visas imposés par le Canada aux visiteurs mexicains. M. Harper a répété que le gouvernement mexicain n'était pas responsable de la situation et que c'était le système canadien qui encourageait les faux réfugiés. M. Harper souhaite « réparer » le système canadien d'immigration avant de revenir sur la décision d'imposer des visas aux Mexicains.

Les trois dirigeants se sont aussi engagés à coopérer pour réduire la propagation de la grippe A (H1N1). Ils ont promis une réaction commune, responsable et transparente à la pandémie, qui frappe tout particulièrement les trois pays.

En ce qui concerne le trafic de drogue, le communiqué conjoint affirme que les trois pays vont renforcer leur coopération contre les réseaux criminels transfrontaliers.

Même promesse de coopération du côté des changements climatiques, notamment pour la création d'une infrastructure pour un système d'échange d'émissions de gaz à effet de serre.

Les trois dirigeants ont aussi fait part de leur volonté de « rétablir une gouvernance démocratique au Honduras », pays dont le président a été chassé par l'armée en juin. Ils ont répété leur appui à Manuel Zelaya, le président déchu.

« Le Canada, les États-Unis et le Mexique sont de bons voisins et de bons amis. En tant que pays souverains dans un monde moderne, nous sommes à la fois indépendants et interdépendants », a conclu Stephen Harper à l'issue de la rencontre, invitant ses deux partenaires à participer au prochain sommet qui aura lieu au Canada en 2010.

Le sommet des dirigeants des pays de l'Amérique du Nord s'est tenu à Guadalajara, au Mexique, dimanche et lundi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne