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Kepler découvre une autre Terre

La sonde Kepler
Photo: NASA
Radio-Canada

Le télescope spatial Kepler a la capacité de détecter d'autres planètes similaires à la Terre. C'est le constat auquel est arrivée la NASA après la découverte d'une planète qu'elle compare à un « Jupiter chaud ».

La sonde d'observation Kepler, chargée de repérer des planètes de la taille de la Terre orbitant autour d'une étoile comparable au Soleil, a renvoyé des images d'une planète située à un millier d'années-lumière de la Terre (une année-lumière correspond à la distance parcourue par la lumière en un an, soit environ 9460,7 milliards de kilomètres).

« C'est la première fois qu'on aperçoit de la lumière provenant de cette planète », s'est réjoui, jeudi, William Borucki, un des responsables de la mission Kepler.

Ces images très précises sont celles d'une planète baptisée HAT - P- 7b, que la NASA compare à un « Jupiter chaud ». Elle est d'une taille semblable à celle de Jupiter et tourne autour d'une étoile analogue à notre Soleil.

Zone analysée par la sonde KeplerZone analysée par la sonde Kepler Photo : NASA

De l'optimisme à revendre

Pour les scientifiques, cette découverte augure bien la suite de la mission de Kepler, qui consiste à observer durant trois ans plus de 100 000 étoiles. Car, disent-ils, non seulement ce télescope spatial fonctionne, mais il fonctionne bien.

« [La découverte de HAT-P-7b ] veut dire que la sonde d'observation Kepler a la capacité de détecter le passage d'une planète de la taille de la Terre devant une étoile de type solaire dont le rayonnement lumineux est très faible », a indiqué l'astrophysicien Alan Boss, de la Carnegie Institution.

« Kepler a été lancée [ en mars dernier ] pour trouver des planètes, mais sa première mission est de compter le nombre de « Terres » qui gravitent autour d'étoiles solaires dans notre coin de la galaxie. Et nous savons que Kepler peut le faire », a-t-il ajouté.

En plus d'avoir la sensibilité requise pour détecter des planètes de la taille de la Terre, Kepler a la capacité d'envoyer des informations à propos de leur atmosphère. Les scientifiques pourront ensuite s'en servir pour déterminer si elles renferment de l'eau ou de l'oxygène.

Au cours des dix premiers jours de sa mission effective, la sonde d'observation spatiale a rassemblé les données sur la luminosité de plus de 50 000 étoiles.

La méthode des transits

Pour découvrir la planète HAT-P-7b, les astrophysiciens de la NASA ont employé la méthode des transits. Celle-ci est habituellement utilisée pour repérer des planètes comme la Terre. Elle consiste à mesurer la baisse de luminosité de l'étoile provoquée par le passage d'une planète.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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