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La montée du nationalisme



Plusieurs mouvements nationalistes se développent au cours des années 1960. Du Ralliement national (à droite) au Rassemblement pour l'indépendance nationale (à gauche), en passant par le Front de libération du Québec, qui va jusqu'à commettre des actes terroristes pour promouvoir sa cause, une minorité croissante de Québécois milite en faveur de l'indépendance du Québec.

De la survivance à l'affirmation nationale

Sous le régime de Maurice Duplessis, Québec refusait de participer aux programmes fédéraux dans les champs de compétence de la province. Par exemple, en 1957, Duplessis a refusé de participer au programme d'assurance-hospitalisation mis sur pied par Ottawa, la santé relevant de l'autorité provinciale.

En refusant systématiquement l'intrusion du fédéral dans les champs de compétence du Québec, Duplessis privait donc la société québécoise de sommes importantes provenant du gouvernement fédéral, et donc d'une partie des impôts payés par les Québécois. (En vidéo: les explications de Lucia Ferretti)

Écoutez l'épisode

Selon l'historien Éric Bédard, la différence entre le nationalisme d'avant 1960 et celui qui se développe au cours des années 1960 ne réside pas tant dans les objectifs poursuivis que dans les moyens d'y arriver.

Dans les deux cas, soutient-il, le premier objectif est de protéger la langue française. Mais, alors que l'attitude est plutôt défensive avant 1960, une affirmation nationale se développe au cours des années 1960. La création d'institutions étatiques permet alors au Québec d'avoir des solutions de remplacement au nationalisme multiculturel d'Ottawa.

Pierre Bourgault, chef du Rassemblement pour l'indépendance nationale, est arrêté lors des émeutes de la Saint-Jean-Baptiste, en 1968.Pierre Bourgault, chef du Rassemblement pour l'indépendance nationale, est arrêté lors des émeutes de la Saint-Jean-Baptiste, en 1968. Photo : PC / archives

La montée du mouvement souverainiste

Quant au mouvement souverainiste, Éric Bédard soutient qu'il est animé par deux courants. D'un côté, ceux qui ont réalisé que le projet d'un Canada binational ne fonctionnait pas et qui, par dépit, deviennent indépendantistes. De l'autre, les plus jeunes, les baby-boomers, qui, influencés par les mouvements de décolonisation, veulent faire une véritable révolution et rompre avec le passé canadien français. C'est d'ailleurs à cette période que les Canadiens français se renomment Québécois.