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« Qui s'instruit s'enrichit »



La réforme de l'éducation est sans contredit l'un des aspects les plus importants de la Révolution tranquille.

Au début des années 1960, le Québec a un des taux de scolarisation les plus bas du monde industrialisé et la pression démographique du baby-boom est telle qu'il faut d'urgence construire des écoles.

Dans cet extrait, Lucia Ferretti, historienne de l'Université du Québec à Trois-Rivières, explique qu'à ce moment l'Église n'arrive plus à assumer tous les coûts liés à l'éducation, et que le clergé et l'État sont « relativement d'accord » pour réformer le système scolaire.

Le ministre de la Jeunesse, Paul Gérin-Lajoie, fait alors de la démocratisation de l'enseignement son principal cheval de bataille.

En avril 1961, le gouvernement Lesage annonce la création de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement, présidée par Mgr Alphonse-Marie Parent, vice-recteur de l'Université Laval.

La Commission Parent: Archives de Radio-Canada.ca

Écoutez l'épisode

Le baby-boom à la fin des années 1940 nécessite la construction rapide de plusieurs écoles dans les années 1950-1960.Le baby-boom à la fin des années 1940 nécessite la construction rapide de plusieurs écoles dans les années 1950-1960.

En juillet 1963, le gouvernement de Jean Lesage s'apprête à déposer, en deuxième lecture, le projet de loi 60, qui institue la création du ministère de l'Éducation et du Conseil supérieur de l'Éducation. Mais devant le mouvement de protestation que l'initiative soulève, il n'a d'autre choix que de reporter l'étude du projet à la session suivante.

Le 12 juillet, Radio-Canada invite le ministre de la Jeunesse, Paul Gérin-Lajoie, principal artisan de la réforme, à répondre aux questions de cinq journalistes, laïques et religieux (Voir l'interview sur le site des archives de Radio-Canada.ca).

En 1964, la responsabilité et le contrôle de l'éducation passent des mains de l'Église à celles de l'État. La loi 60 crée le ministère de l'Éducation et le Conseil supérieur de l'Éducation. Paul-Gérin-Lajoie devient titulaire du nouveau ministère.

Au cours des années suivantes, l'État intervient massivement pour permettre aux Québécois d'avoir une meilleure éducation.

Dans cet extrait, Jocelyn Létourneau estime que la mise à niveau du système d'éducation a été un chantier prioritaire et « peut-être plus que le mouvement d'affirmation nationale des Québécois, sur lequel on met souvent beaucoup d'emphase ». Cette réforme, soutient-il, a permis le développement rapide d'une classe moyenne francophone qui a pu contribuer à l'avancement du Québec au cours des années suivantes.

Malgré la défaite libérale à l'élection de 1966 et l'arrivée au pouvoir de l'Union nationale dirigée par Daniel Johnson, la réforme de l'éducation se poursuit.

Le saviez-vous?

À l'arrivée au pouvoir des libéraux, en 1960, le Québec est la seule province à ne pas avoir de ministère de l'Éducation. À l'époque, l'Église catholique a la mainmise sur tout le réseau d'enseignement.

De la Révolution tranquille à aujourd'hui

Malgré un rattrapage important depuis les années 1960, le taux de diplomation est toujours supérieur d'environ 10 % chez les anglophones.

Par exemple, le taux de diplomation des cohortes 2000 et 2001 était de 71,5 % après sept ans pour les jeunes dont la langue d'enseignement est le français, et de 81 % pour ceux qui ont étudié en anglais, selon un rapport du ministère de l'Éducation publié en juillet 2009.

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