•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un territoire à revendiquer

L'arctique

Le brise-glace canadien Louis S. St-Laurent

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des bateaux canadien et américain mèneront une nouvelle expédition en Arctique pour mesurer l'étendue du plateau continental de l'Amérique et ainsi tenter d'affirmer leur souveraineté sur la région.

Le Canada et les États-Unis s'apprêtent à mener une deuxième mission conjointe dans les eaux de l'Arctique.

La mission consistera à mesurer l'étendue du plateau continental dans l'océan Arctique et ainsi à tenter d'affirmer la souveraineté des deux pays sur la région.

L'expédition portera plus précisément sur la région située au nord de l'Alaska, au-dessus de la dorsale Alpha-Mendeleïev, et vers l'est, en direction des îles canadiennes de l'Arctique, selon un communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères.

L'expédition commencera le 7 août et durera une quarantaine de jours. Après être partis de leur port respectif, les brise-glaces américain Healy et canadien Louis St-Laurent doivent se rencontrer dans la mer de Beaufort, le 9 août. Ils feront équipe dans le secteur jusqu'au 16 septembre.

Le Louis St-Laurent effectuera des relevés sismiques sur la composition du plateau continental, tandis que le Healy récoltera des données qui aideront à déterminer la forme du fond marin.

« C'est une occasion unique et excellente d'intensifier les efforts que déploie le Canada pour dresser la carte du contour extérieur de son plateau continental », a déclaré la ministre des Ressources naturelles du Canada, Lisa Raitt.

« Un volet important de notre stratégie pour le Nord consiste à déterminer exactement où le Canada peut exercer ses droits souverains sur les ressources des fonds marins, en fixant les limites extérieures de son plateau continental », a affirmé le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon.

Des ressources immenses

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer reconnaît aux pays la souveraineté sur leur plateau continental jusqu'à 200 milles marins des côtes. Si le plateau s'étend au-delà de cette limite sous la mer, il faut prouver que cette extension constitue « la prolongation naturelle du plateau continental » pour faire reconnaître sa souveraineté sur la zone.

Le Canada a jusqu'en 2013 pour présenter une demande à la Commission des limites du plateau continental des Nations unies, afin de faire établir les limites extérieures de son plateau continental au-delà de la limite de 200 milles marins.

Si la preuve est faite que l'extension est bel et bien la prolongation naturelle du plateau continental, la Convention de l'ONU permet à un pays d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles marins du rivage.

Outre le Canada et les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège, entre autres, se disputent la souveraineté de l'Arctique.

Selon une étude de l'Institut de surveillance géologique des États-Unis, l'USGS (United States Geological Survey), l'Arctique compterait 25 zones géologiques concentrant 22 % des ressources énergétiques « non découvertes, mais techniquement exploitables » du monde.

Il s'y trouverait 90 milliards de barils de pétrole (13 % des ressources mondiales non découvertes), 47 milliards de mètres cubes de gaz naturel (30 % des réserves) et 44 millions de barils de gaz naturel liquéfié (20 % des réserves).

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !