•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bixi, cible des vandales

Bixi

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada

Le système de vélos libre-service Bixi est touché par le vandalisme, plusieurs vélos ayant été volés et de nombreuses bornes, abîmées.

Le système de vélos libre-service Bixi jouit d'une grande popularité à Montréal, mais il semble qu'il soit également la cible des vandales.

Des vélos ont été volés, et de nombreux utilisateurs disent avoir de la difficulté à trouver des bornes capables d'accueillir leurs vélos, plusieurs d'entre elles ayant été vandalisées. Un morceau de plastique essentiel à l'ancrage des vélos, qui semble être fragile, est souvent l'origine du problème.

Certaines stations sont plus touchées que d'autres. Sur le terrain, Radio-Canada a notamment vu une station pouvant accueillir sept vélos avec six bornes hors d'usage.

Les points d'ancrage sont visés par les vandales

Les points d'acrage sont visés par les vandales

Sur la page Facebook de Bixi, les responsables ont indiqué que le remplacement des points d'ancrage devait débuter le 15 juillet. Le message dit que les nouveaux points d'ancrage sont optimisés afin de réduire le vandalisme.

Bixi se dit également conscient des conséquences fâcheuses pour les usagers, qui ont été nombreux à manifester leur mécontentement. « Nous avons lu vos commentaires et nous savons l'impact que cela a eu sur votre utilisation quotidienne, nous en sommes désolés, cela se prolongera sur quelques semaines, merci!!! », peut-on aussi lire dans le message.

Pire à Paris

Bixi n'est pas le seul système de vélos libre-service à être victime d'actes de vandalisme. À Paris, où les Vélib' ont été mis en service il y a deux ans, environ 40 % des bicyclettes ont été volées. Plus de la moitié des vélos restants ont été endommagés.

Le sociologue Sébastien Roché croit que pour les vandales, il s'agit d'une façon de s'en prendre aux utilisateurs des vélos en libre-service, qui sont pour la plupart des gens aisés.

« On touche le symbole des Français qui appartiennent aux couches supérieures, qui sont aisés et qui se paient le luxe de prendre soin de l'environnement », précise-t-il.

Le sociologue ajoute que, dans les sociétés occidentales, les propriétés collectives ont peu de valeur, la propriété privée étant davantage valorisée.

Selon les dernières statistiques publiées par Bixi, le service compte plus de 7000 membres et près de 37 000 usagers occasionnels. En date du 17 juillet, 271 stations Bixi avaient été installées. À la mi-août, on devrait en compter 400 sur le territoire montréalais, pour un total de 5000 vélos.