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Les centres jeunesse montrés du doigt

Adolescents dans un centre d'achats

Photo : La Presse canadienne / David Duprey

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude du Journal of Child Psychology and Psychiatry démontre que les garçons à risque qui passent par le système judiciaire pour jeunes s'enfoncent dans la délinquance à l'âge adulte.

Les centres jeunesse favoriseraient les comportements délinquants chez les jeunes garçons à risque.

Ce troublant constat ressort d'une étude publiée dans le réputé Journal of Child Psychology and Psychiatry.

L'étude été menée par trois chercheurs, dont Frank Vitaro et Richard Tremblay, du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Durant 25 ans, ils ont suivi plus de 1000 garçons à risque dès la maternelle, dans 53 écoles de la métropole. Il en ressort que le système judiciaire pour jeunes favorise la criminalité.

Les garçons qui sont passés devant la cour juvénile ont ainsi sept fois plus de risque de s'enfoncer dans la délinquance à l'âge adulte. Le risque est multiplié par 30 s'il est mis en détention dans un centre jeunesse.

« On a décidé de mettre des adolescents criminels ensemble et on a oublié que les adolescents sont bien plus influencés par d'autres adolescents que par des adultes », déplore le chercheur Richard Tremblay.

L'étude démontre d'autre part que l'intervention précoce auprès des jeunes délinquants porte fruit.

Une partie des enfants à l'étude ont reçu un soutien dès l'école primaire et les résultats sont probants. « On a montré que cette intervention intensive entre sept et neuf ans permettait de réduire de façon substantielle l'échec scolaire et la criminalité adulte », explique M. Tremblay.

Selon lui, la solution pour lutter contre la délinquance est d'investir dans les ressources d'aide à la jeunesse dès l'enfance. Il souligne que tous les garçons de l'étude présentaient des problèmes qui pouvaient être dépistés dès la maternelle.

Quant aux adolescents déjà aux prises avec le système judiciaire, il vaut mieux éviter de les regrouper en centre jeunesse, croit-il.

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