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L'euthanasie avec circonspection

Patients

(archives)

Radio-Canada

Le Groupe de travail en éthique du Collège des médecins du Québec propose de légaliser les méthodes utilisées pour hâter la mort d'un malade incurable « dans le cadre d'un soin approprié prodigué dans certaines situations particulières », rapporte le Globe & Mail.

La société québécoise est-elle prête à légaliser l'euthanasie? Le Groupe de travail en éthique du Collège des médecins du Québec a étudié la question pendant trois ans et prendra bientôt position en sa faveur dans certaines situations bien définies, rapporte le Globe & Mail.

Selon le journal, le Groupe recommande de légaliser les méthodes utilisées pour hâter la mort d'un malade incurable « dans le cadre d'un soin approprié prodigué dans certaines circonstances particulières ».

Le Collège publiera les conclusions du Groupe de travail en éthique dans un document de réflexion cet automne.

Cette prise de position viserait à mettre la pression sur le gouvernement fédéral afin qu'il amende le Code criminel sur la question.

Le secrétaire du Collège, le Dr Yves Robert, affirme dans l'entrevue accordée au Globe & Mail que l'approche de son ordre est très prudente et que le fait d'éviter le débat ne fait que contribuer à alimenter l'hypocrisie générale sur la question.

Dire que cela n'arrive pas parce que c'est illégal est complètement stupide. Nous devons arrêter de nous mettre la tête dans le sable.

Dr Yves Robert

À l'heure actuelle, les médecins doivent souvent augmenter la dose de morphine pour diminuer la souffrance de personnes mourantes. Il arrive parfois que la souffrance soit si intense que la quantité d'antidouleur utilisée pour la contrôler s'avère fatale.

Certains intervenants estiment que ces actes sont une forme d'euthanasie. Le Collège ne veut pas s'inscrire pour ou contre l'euthanasie, soutient le Dr Robert, mais bien définir le rôle du médecin dans l'accompagnement de personnes mourantes.

Il faut ainsi définir les conditions qui seraient incluses dans l'amendement du Code criminel. Toujours selon lui, celles-ci comprennent l'accord du patient, le fait que des règles claires soient établies pour prévenir les abus et que le médecin soit impliqué dans les prises de décisions.

La position définitive du Collège des médecins doit être révélée en novembre.

En mai dernier, la députée du Bloc québécois de La Pointe-de-l'Île, Francine Lalonde, a déposé de nouveau à la Chambre des communes un projet de loi modifiant le Code criminel afin de donner le droit à une personne de mourir dignement. Déposé pour la première fois en 2005, le projet de loi avait alors suscité un court débat, mais était rapidement mort au feuilleton lors du déclenchement des élections. Le même scénario s'est ensuite répété en 2008.

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