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Mieux espionner les espions

Édifice du SCRS

Édifice du SCRS (archives)

Radio-Canada

Une association exhorte l'organisme responsable de surveiller les activités du Service canadien du renseignement de sécurité à examiner la conduite de certains espions, qui n'auraient pas dit toute la vérité dans deux affaires de présumés terroristes.

L'Association canadienne des libertés civiles exhorte l'organisme responsable de surveiller les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) à examiner la conduite de certains espions. Certains d'entre eux n'auraient pas dit toute la vérité dans deux affaires de présumés terroristes, dont Mohamed Harkat d'Ottawa.

Deux juges ont récemment blâmé des agents de renseignements qui auraient omis d'informer la cour que certains de leurs informateurs anonymes avaient échoué à des tests de polygraphes.

L'Association canadienne des libertés civiles demande au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) - qui est en quelque sorte le chien de garde du service secret canadien - de faire toute la lumière sur la conduite de ces agents, qui enquêtent sur de présumés terroristes arrêtés et détenus en vertu de certificats de sécurité.

La directrice générale de l'organisme, Nathalie Des Rosiers, affirme que son association n'écarte pas la possibilité d'exiger une enquête publique sur les activités des agents. Elle demande que « les processus actuels soient utilisés pour évaluer comment l'agence des renseignements s'est comportée ». « Et si ce n'est pas possible de le faire, je pense qu'on va devoir demander davantage d'imputabilité, que ce soit une enquête publique qui certainement pourrait prendre différentes formes », ajoute Mme Des Rosiers.

De son côté, la direction SCRS a ordonné une enquête interne à la suite de ces allégations.