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Charles Taylor, un pacifiste?

L'ex-président libérien Charles Taylor

À la veille de la comparution de l'ex-président libérien devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, ses avocats invoquent les intentions pacifiques de leur client, accusé de crimes contre l'humanité.

C'est mardi que l'ex-président libérien Charles Taylor doit témoigner devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, mais ses avocats font valoir que les intentions de leur client étaient pacifiques et ne visaient pas à encourager les exactions commises dans le pays voisin.

Charles Taylor est sous le coup de 11 chefs d'accusation, dont incitation au meurtre, au viol, à la mutilation, à l'enrôlement d'enfants soldats et à l'esclavage sexuel durant les guerres du Liberia et de Sierra Leone, qui ont fait au moins 120 000 morts et des milliers d'amputés entre 1991 et 2002.

Son avocat Courtenay Griffiths a déclaré lundi aux juges qu'il ne contestait pas « la réalité des terribles atrocités commises en Sierra Leone » mais qu'il s'agissait d'établir « qui en porte la plus grande responsabilité, ayant en l'esprit que Taylor a tenté d'aboutir à la paix ».

L'ex-président libérien est accusé d'avoir aidé les rebelles du Front révolutionnaire unifié à déstabiliser le gouvernement du Sierra Leone en leur fournissant des armes. En échange, Charles Taylor avait accès aux ressources en diamants et en bois précieux.

Il est le premier chef d'État africain à être traduit en justice. Son procès pourrait envoyer un message aux despotes qui croient pouvoir gouverner sans impunité.

Le procès se tient à La Haye et ses conclusions devraient être rendues en 2010.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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