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Earl Jones sous enquête

Earl Jones
Radio-Canada

L'Autorité des marchés financiers gèle les comptes du conseiller financier montréalais. Des investisseurs craignent d'avoir été escroqués par l'homme de Pointe-Claire, introuvable depuis quelques jours.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a gelé les comptes d'Earl Jones, un conseiller financier montréalais. L'individu est soupçonné d'avoir monté une fraude pyramidale dans laquelle une cinquantaine d'investisseurs, Québécois, Canadiens et Américains, auraient perdu entre 30 et 50 millions de dollars.

La Presse canadienne rapporte que selon l'AMF, Jones proposait ses services de gestion à des personnes qui venaient de toucher un héritage.

L'AMF fait enquête depuis mercredi à la suite de plaintes d'investisseurs inquiets qui ne parviennaient plus à joindre le conseiller de Pointe-Claire.

La police de Montréal et les autorités canadiennes et américaines en valeurs mobilières font aussi enquête. M. Jones n'était pas enregistré auprès de l'AMF. Il pourrait avoir des complices.

Le gel de ses comptes obtenu par l'AMF a par ailleurs un impact limité.

« Il ne semble plus avoir d'argent dans les comptes par lesquels transigeait l'argent que Monsieur Jones disait gérer », dit Sylvain Théberge, porte-parole de l'AMF.

L'individu demeure introuvable depuis quelques jours et ses clients sont inquiets.

Des investisseurs sous le choc

David Hayden, un Montréalais qui pratique la médecine en Nouvelle-Écosse, connaît Earl Jones depuis son enfance. « Il était toujours avec mes parents, et mes parents lui faisaient confiance », a-t-il raconté.

Or, depuis deux semaines, David Hayden est incapable de joindre son conseiller financier. Il n'a plus accès aux 400 000 $ qu'il a confiés à Earl Jones et, plus inquiétant encore, il n'est pas le seul dans cette situation.

Brook Hamilton cherche également à communiquer avec le financier, depuis Boston. Sa mère, Beverley, aurait confié 350 000 $ au disparu. Elle risque maintenant l'expulsion de son centre d'accueil de Montréal, faute de chèques, lesquels étaient normalement postés par Earl Jones.

Le conseiller financier, qui gérait aussi l'ensemble des finances de ses parents (quelques centaines de milliers de dollars), aurait également cessé de payer les frais d'hébergement à leur maison de retraite.

À Pointe-Claire, dans l'ouest de Montréal, le bureau d'Earl Jones est désert. Le courrier s'entasse derrière une porte close. Jeudi, le répondeur annonçait que le bureau serait fermé pour un ou deux jours en raison de problèmes administratifs. Vendredi, le message a été changé.

Vous avez joint Earl Jones. Si vous appelez au sujet de votre compte chez nous, nous ne sommes pas en mesure de vous remettre vos fonds. Vous aurez de nos nouvelles après 30 jours. Entre-temps, nous ne répondrons pas aux appels ni aux courriels. Ce message a été enregistré le 10 juillet 2009.

Message sur le répondeur d'Earl Jones
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Avec les informations de La Presse canadienne