•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Feu vert du BAPE

Malartic

Malartic

Radio-Canada

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement approuve le projet de mine d'or à ciel ouvert de la compagnie Osisko, mais fait toutefois une série de recommandations au gouvernement.

La ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, a rendu public le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet de mine à ciel ouvert, à Malartic, de la société minière Osisko. Le document a été déposé le 3 juillet dernier.

Selon la commission d'enquête, le projet pourrait être autorisé à certaines conditions qui touchent principalement le développement durable.

La commission recommande qu'un comité de développement durable soit formé pour décider de l'avenir de la fosse, que ce soit pour y entreposer des résidus miniers ou pour y aménager un plan d'eau.

Elle est d'avis que le promoteur devrait s'engager à payer les coûts des mesures permettant d'assurer un approvisionnement en eau potable en qualité et en quantité, tant pour la Ville de Malartic que pour les propriétaires de puits domestiques.

La commission constate que les mesures d'encadrement et d'atténuation prévues pour la qualité de l'air, les activités de dynamitage, la conception de la fosse d'extraction et le climat sonore limiteraient les répercussions du projet sur la santé et la qualité de vie des résidents.

La commission constate également que le projet minier procurerait plusieurs emplois et d'importantes retombées économiques locales et régionales, en plus de générer des bénéfices importants pour la Ville de Malartic.

Pour ce qui est de l'engagement du promoteur à mener à terme les travaux de déplacement des résidences, même si son projet ne se réalisait pas, la Commission constate que la garantie de 1,5 million de dollars qu'il a déposée est insuffisante pour couvrir l'ensemble des travaux à réaliser.

Le projet de mine à ciel ouvert doit maintenant être accepté par le conseil des ministres. L'entreprise aimerait débuter les travaux avant l'automne.

Réactions

La société Osisko est satisfaite du rapport. Elle est consciente qu'elle a des ajustements à faire notamment du point de vue environnemental. « On a certainement été à l'écoute des parties prenantes durant les audiences du BAPE. On est prêt à étudier les recommandations, puis à les appliquer », affirme le vice-président finances de la société minière, Brian Coates.

Le président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue, Henry Jacob, affirme que le gouvernement Charest met généralement peu de temps à autoriser les projets des sociétés privées: « Quand arrive un projet d'exploitation par l'industrie privée, le processus est très rapide pour en arriver à l'acceptation. Par exemple, ça a pris trois jours, après le dépôt du rapport du BAPE, pour que le gouvernement rende public ce rapport-là. Dans le cas des aires protégées, la même ministre, Mme Beauchamp, prend jusqu'à deux ans pour le rendre public. Donc, on a l'impression que c'est deux poids, deux mesures. »

Il ajoute que les conclusions du rapport n'ont rien pour l'impressionner. « À part quelques petites recommandations, ç'a déjà tout été canné, et on se dépêche parce qu'il y a déjà trop de gens, incluant la Société générale de financement, mouillés dans ce dossier-là. Ça fait que le rapport ne nous surprend pas. On l'avait dit dès le départ que tout semblait pipé d'avance. »

De son côté, la Ville de Malartic accueille favorablement le rapport d'enquête du BAPE. Pour le maire, André Vezeau, cela signifie que la corporation minière Osisko peut aller de l'avant avec la réalisation de son projet de mine à ciel ouvert, qui devrait créer plus de 400 emplois permanents en Abitibi-Témiscamigue. Le BAPE recommande d'ailleurs que l'essentiel des retombées économiques profite en premier lieu à Malartic.

La Ville a décidé de mettre en place un comité de surveillance afin que la minière respecte les règles environnementales.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !