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40 ans plus tard

Dopage général-laboratoire

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Lefteris Pitarakis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le synacthène, un vieux produit dopant utilisé depuis les années 70, pourrait maintenant être détecté au Tour de France.

Après l'EPO, la testostérone et les transfusions sanguines, le Tour de France 2009 pourrait mettre au goût du jour une vieille substance dopante, toujours prisée dans le peloton, mais jusqu'à ce jour indétectable.

Utilisé depuis 40 ans par les coureurs, l'ACTH, mieux connu sous le nom de synacthène, est aujourd'hui dans la ligne de mire des contrôleurs du Tour de France qui disposent enfin d'un test de détection.

Le synacthène permet de mieux résister à l'effort et de calmer les sensations de douleurs en raison de ses effets euphorisants.

Un laboratoire de Cologne, en Allemagne, a mis au point le test. L'Union cycliste internationale (UCI) a donc été forcée d'ajouter le test dans la batterie d'analyses pratiquées à la Grande Boucle.

« Ce test a déjà été utilisé auparavant, lors de compétitions en Allemagne l'an dernier, explique le Professeur Mario Thevis, son concepteur. Il se base sur l'analyse d'échantillons urinaires, mais peut être aussi utilisé avec des échantillons sanguins. »

Par contre, pris seul, le synacthène ne fait pas de miracle. C'est associé à des corticoïdes et à des stéroïdes anabolisants comme la testostérone que ce stimulant de la glande surrénale devient intéressant.

Le Belge Ludo Dierckxsens avait été exclu du Tour de France en 1999 après avoir confié au contrôleur antidopage qu'il avait pris du synacthène pour traiter une tendinite au genou.

La faiblesse des contrôles

Si un test de détection a mis autant de temps à voir le jour, c'est parce que les contrôles sanguins n'étaient pas courants.

« La première méthode se basait sur des échantillons de sang et ceux-ci n'étaient pas aussi fréquents auparavant, souligne le Pr Thevis, qui a commencé son projet de recherche en 2006. Les conditions de collecte des échantillons sanguins et leur conservation étaient également matière à critiques, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui avec l'harmonisation des protocoles. »

Pour le Dr Jean-Pierre de Mondenard, un ancien contrôleur, le synacthène est la preuve que les statistiques des contrôles antidopage comportent de grandes lacunes.

« Dire qu'il n'y a que 1 % de positifs lors des contrôles est au minimum une hypocrisie et au maximum une impéritie. »

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