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Federer immortel

Roger Federer

Federer lors de sa victoire à Wimbledon

Photo : AFP / Adrian Dennis

Radio-Canada

Roger Federer atteint l'eldorado avec le 15e titre du grand chelem de sa carrière, un record absolu. Andy Roddick offre une résistance farouche pour repousser les célébrations.

La couronne, le trône et la légende.

Roger Federer s'est réapproprié la pelouse de Wimbledon pour connaître la consécration suprême, dimanche.

Le Suisse a pris la mesure de l'Américain Andy Roddick (no 6) 5-7, 7-6, 7-6, 3-6 et
16-14 pour savourer le 15e titre de sa carrière en grand chelem, un record absolu.

« Je n'ai pas encore la tête claire, a lancé un Federer euphorique. C'est un moment incroyable de ma carrière. Quinze titres en grand chelem, c'est un des plus grands records. Mais cela ne va pas dire que je vais arrêter. »

L'ancienne marque de 14 appartenait à l'Américain Pete Sampras, qui était aux premières loges pour ce sacre historique, tout comme Rod Laver et Bjorn Borg. « Pistol Pete » a d'ailleurs rendu un vibrant hommage à son successeur.

« Roger Federer est un joueur formidable, a-t-il déclaré. Il n'a que 27 ans et il va jouer encore quelques années. S'il reste en forme, il peut aller à 18 ou 19 titres. C'est un gars formidable, humble et tout semble si facile pour lui. Ce gars est une légende, une icône. Il est une bénédiction pour ce sport. Les observateurs parlent de Laver ou de Nadal, mais quand on regarde son palmarès, pour moi le plus grand c'est Roger. »

Ce sixième titre à Londres permet aussi à Federer de récupérer sa couronne mondiale, que lui avait ravie l'Espagnol Rafael Nadal en août 2008.

Au-delà de la gloire personnelle, sa reconquête du trône coupe la parole à ses détracteurs, qui annonçaient sa mort lente depuis sa défaite contre le Majorquin à Wimbledon, dans une finale présentée comme l'un des plus grands matchs de tous les temps.

L'autre visage de Roddick

Les politesses d'usage obligeaient Federer à respecter Roddick, mais il ne s'attendait pas à une discussion aussi animée pour son rendez-vous avec l'histoire, encore moins à un affrontement épique. Le monologue attendu s'est transformé en marathon interminable (4 h 16 min).

Même s'il s'amenait sur le terrain avec un bilan désastreux contre le Bâlois (fiche de 2 victoires et 18 défaites, aucun gain en 7 affrontements en grand chelem, 3 revers à Wimbledon), Roddick n'a jamais été une proie facile et a livré la performance de sa vie.

En état de grâce au service, surtout sur ses premières balles (83 % de réussite), et combattif en fond de terrain, il s'est révélé le clone de Federer. Ses rares moments d'égarement l'ont cependant empêché de compléter son tour de force.

L'orgueil d'Omaha a été incapable d'assurer les travaux de finition au bris d'égalité de la deuxième manche, au moment où il menait 6-2. Federer a profité de l'aubaine pour remonter à la surface et ainsi éviter un déficit de deux manches. Le fossé mental entre le champion et l'aspirant était alors flagrant.

Andy RoddickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Andy Roddick

Photo : AFP / Glyn Kirk

Cet affront a cependant secoué Roddick, qui s'est accroché fermement à son rêve. Il a été victime d'un bris pour la première fois après 39 jeux victorieux, un exploit contre un prédateur en retour.

Malheureusement pour lui, l'impair est survenu sur une balle de championnat, qui mettait fin à un bras de fer de 95 minutes, un record du tournoi pour une manche ultime.

« Désolé Pete (Sampras)... j'ai tout tenté, s'est contenté de dire Roddick, abattu. Federer mérite tout ce qu'il a. »

Roddick quitte Londres dans la douleur, mais il a prouvé qu'il peut tenir la route dans la cour des grands. Il a condamné Federer à l'excellence, qui n'a pu prendre un ascendant marqué malgré 50 as et 107 coups gagnants.

La quasi-perfection n'a cependant pas suffi: les astres étaient alignés en faveur de Federer, qui lorgnera maintenant la gloire aux Internationaux des États-Unis, où il est invaincu depuis 2004.

Le palmarès de Roger Federer en grand chelem:

  • Internationaux d'Australie: 3 titres (2004, 2006, 2007), 2 demi-finales (2005, 2008)
  • Internationaux de France: 1 victoire (2009), 3 finales (2006, 2007, 2008), 1 demi-finale (2005)
  • Wimbledon: 6 titres (2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009), 1 finale (2008)
  • Internationaux des États-Unis: 5 titres (2004, 2005, 2006, 2007, 2008)

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