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Le Québec au rythme des déménagements

Déménageurs
Radio-Canada

Près de 100 000 ménages auraient changé d'adresse en cette traditionnelle journée du déménagement.

La valse du déménagement battait son plein en ce 1er juillet. Plusieurs dizaines de milliers de Québécois ont profité de la journée de congé de la fête du Canada pour changer d'adresse.

Selon des statistiques d'Hydro-Québec, on estime qu'ils seraient environ 100 000 cette année, un peu moins que l'an passé.

Si les déménagements riment souvent avec bonne humeur, pour quelques personnes, le 1er juillet rime plutôt avec angoisse.

À la Ville de Montréal, le responsable de l'habitation au comité exécutif Cosmo Maciocia, dit soutient que 31 ménages devront être hébergés, faute de logis, alors qu'il y en avait 24 l'an dernier.

Néanmoins, les ménages qui se retrouvent à la rue le 1er du mois sont de plus en plus rares dans la métropole. Il faut dire que le marché du logement à Montréal a beaucoup changé depuis deux ou trois ans.

Ce marché « est stable et équilibré. On parle d'un taux d'inoccupation de 2,7 % dans la région de Montréal », dit Hans Brouillette, directeur des affaires publiques à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

À l'échelle provinciale, le taux d'inoccupation est en moyenne de 2,3 %, un peu sous le seuil d'équilibre entre l'offre et la demande, établi à 3 %.

Il y a des exceptions, comme à Québec, où le taux d'inoccupation est de 0,6 %, ou encore à Sherbrooke, où il est de 1,1 %.

« La situation n'est pas idéale, il faut le comprendre. Par contre, quand on regarde l'ensemble de la situation, moi je n'ai personne qui est à la rue », tempère le directeur de l'Office municipal d'habitation de Québec, Claude Foster.

Selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), c'est le manque de logements familiaux à bas loyer qui pose surtout problème. « Il y a toujours un problème de disponibilités de logements à Montréal, mais on n'est pas dans la situation où on était en 2002, 2003, 2004, alors qu'il manquait de tous les types de logements et que des gens qui avaient de bons revenus pouvaient avoir de la difficulté à se trouver un toit », dit l'organisme.

Le FRAPRU félicite Montréal et Québec pour les services d'urgences qu'elles offrent aux personnes qui n'ont pas de logis aux alentours du 1er juillet. L'organisme aimerait maintenant que d'autres municipalités du Québec, qui vivent des pénuries de logements, emboîtent le pas.

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