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Soigner la « sexomnie »

Radio-Canada

Un homme acquitté d'accusations d'agression sexuelle parce qu'il souffre d'une forme de somnambulisme sexuel comparaît devant la Commission ontarienne d'examen.

Jan Luedecke, un homme acquitté d'avoir agressé sexuellement une femme alors qu'il était dans un sommeil profond, comparaît aujourd'hui devant la Commission ontarienne d'examen. Des spécialistes du Centre de santé mentale et Toronto doivent déterminer quels traitements l'homme devra recevoir.

Commission ontarienne d'examen

La Commission ontarienne d'examen revoit tous les ans la situation des personnes ayant commis des infractions criminelles, mais à l'égard desquelles un verdict de non-responsabilité criminelle ou d'inaptitude à subir leur procès pour cause de troubles mentaux a été rendu. La Commission ontarienne d'examen est constituée en vertu du Code criminel du Canada. Elle est formée de juges, d'avocats, de psychiatres, de psychologues et de membres du public nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil.

Source: site de la Commission ontarienne d'examen

En juillet 2003, une femme de Toronto qui participait à une fête privée s'est endormie sur un sofa. Elle s'est réveillée quelques heures plus tard au moment où Jan Luedecke la violait. L'homme affirme qu'il dormait jusqu'à ce que la femme le pousse pour s'en dégager.

M. Luedecke a été acquitté en première instance et en Cour d'appel parce qu'il a pu démontrer qu'il était atteint de sexsomnie, une rare maladie du sommeil qui s'apparente à une forme de somnambulisme sexuel.

Le terme « sexomnie » a été choisi par les auteurs d'un article paru en juin 2003 dans La revue canadienne de psychiatrie pour décrire le comportement d'une personne qui s'adonne à des activités sexuelles durant son sommeil. L'un des signataires de cet article, le Dr Colin Shapiro, un professeur de psychiatrie à l'Université de Toronto, a d'ailleurs témoigné lors du procès de Jan Luedecke en 2005, affirmant que l'accusé présentait tous les symptômes connus de « sexomnie ».