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Une idée qui ne fait pas l'unanimité

Des élèves en classe
Radio-Canada

Le milieu de l'éducation de l'Abitibi-Témiscamingue n'est pas d'accord avec l'idée d'accorder une compensation financière aux jeunes décrocheurs potentiels pour les garder à l'école.

L'idée de payer les jeunes décrocheurs potentiels pour les garder à l'école est loin de plaire au milieu de l'éducation de l'Abitibi-Témiscamingue.

Rappelons qu'un sondage réalisé au début du mois de juin par la firme Angus Reid révèle que près de la moitié des répondants qui ont des enfants dans le système scolaire ou qui fréquentent eux-mêmes le réseau de l'éducation sont favorables à l'octroi d'incitatifs financiers pour lutter contre le décrochage. Quelque 800 personnes ont été sondées et la marge d'erreur est de 3,5 %, 19 fois sur 20.

Or, cette idée est rejetée du revers de la main par le président du Syndicat des enseignants de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel. « Quand on entend qu'on est rendu à se dire qu'il va falloir payer pour que les jeunes aient de bons résultats, je pense qu'on est en train de glisser un peu dans le ridicule. J'aimerais bien que les jeunes comprennent que c'est leur avenir », dit-il.

Même son de cloche du côté de la Commission scolaire du Lac-Abitibi. « Il faut surtout regarder si les jeunes ne sont pas à l'aise dans un système traditionnel, je ne suis pas certaine moi qu'avec des sous, on va les garder », affirme Marguerite Couture, présidente de la commission scolaire. Selon elle, les jeunes doivent davantage comprendre à quoi mène l'éducation.

Marguerite Couture ajoute qu'en adaptant ses programmes vers des parcours alternatifs, la Commission scolaire du Lac-Abitibi a fait diminuer son taux de décrochage de 26 à 14 % en 15 ans.

En Abitibi-Témiscamingue, un jeune sur trois termine son parcours scolaire avant l'obtention d'un quelconque diplôme.

Le tiers des répondants au sondage d'Angus Reid estime que les politiques provinciales en matière d'éducation ne vont pas dans la bonne direction. De plus, un répondant sur cinq pense que le taux de décrochage scolaire s'explique par le manque d'engagement des parents.

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