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Jean Charest vante le libre-échange

Jean Charest
Jean Charest

Le premier ministre du Québec fait valoir qu'un éventuel accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne permettrait d'améliorer la stabilité du monde.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a poursuivi lundi sa tournée européenne, en abordant le sujet du libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, alors que des négociations sont en cours à ce sujet.

M. Charest estime qu'un tel accord permettrait une meilleure stabilité dans le monde en rapprochant le Canada et l'Union européenne, mais aussi les États-Unis. Selon le premier ministre, le géant américain s'est éloigné du vieux continent depuis la guerre en Irak, alors qu'ils étaient unis pendant la guerre froide.

Il ajoute que l'Europe possède une connaissance certaine des poudrières autour du globe et qu'un rapprochement avec les États-Unis contribuerait à améliorer la stabilité et la sécurité du monde.

Jean Charest a d'ailleurs participé à une table ronde organisée par le Centre for European Policy Studies à Bruxelles (CEPS), en Belgique.

Ses propos ont été généralement bien reçus. Toutefois, le directeur du CEPS, Pascal Kerneis, affirme que, si le Québec veut libéraliser ses échanges, il doit aussi ouvrir son propre marché.

Le directeur du CEPS, Pascal KerneisLe directeur du CEPS, Pascal Kerneis

M. Kerneis estime que plusieurs politiques canadiennes constituent des obstacles aux négociations. Il a cité le monopole de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) en matière de dommages corporels: « C'est une pratique d'un autre âge que d'empêcher des concurrents des assurances automobiles, alors qu'il y en a de très bonnes dans le monde entier. Et je ne parle pas des européennes, ça peut être les États-Unis, ça peut être le Japon, etc. »

Le directeur du CEPS a également cité des réglementations canadiennes en matière d'agriculture, de télécommunications et de services financiers comme des obstacles à la conclusion d'un accord.

Sans commenter directement la question de l'assurance automobile, Jean Charest affirme que la libéralisation des marchés est un échange de bons procédés: « Ce que nous on va donner, on s'attend à ce que notre partenaire en donne autant. »

Le commerce Canada-Union européenne en bref

L'Union européenne représente le deuxième partenaire commercial et financier du Canada après les États-Unis. Selon une étude conjointe, un accord de libre-échange entre le Canada et l'UE contribuerait à augmenter le PIB canadien de 12 milliards de dollars et les échanges commerciaux bilatéraux de 20 %.

L'UE représente le deuxième marché en importance pour le Québec, après les États-Unis. En 2006, la part du Québec dans les échanges entre le Canada et l'UE était de 36 %, selon le ministère du Développement économique du Québec.

Les négociateurs canadiens et européens espèrent conclure d'ici deux ans un accord qui comprendrait la libéralisation du commerce, mais aussi la mobilité de la main-d'oeuvre.

Le premier ministre du Québec est arrivé lundi soir à Munich. Il se rendra également à Paris au cours des prochains jours afin de poursuivre les discussions sur un accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.

Avec les informations de La Presse canadienne