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La prison à vie pour Katrina Effert

Katrina Effert

Katrina Effert

Radio-Canada

La demande d'annulation du verdict de culpabilité rendu par un jury a été rejetée par la juge Johanne B. Veit.

Katrina Effert, de Wetaskiwin, devra purger une peine d'emprisonnement à vie, sans libération conditionnelle avant 10 ans.

Son avocat a demandé au juge d'annuler le verdict de culpabilité rendu par un jury, samedi, pour le meurtre non prémédité de son nouveau-né. « Le verdict de culpabilité n'est pas raisonnable », a-t-il dit, lundi, en cour. Il a ajouté que « le jury s'est trompé, terriblement trompé ».

Mardi, la juge Johanne B. Veit a rejeté cette demande de la défense. Elle explique que ce n'est pas au juge impliqué dans le procès d'en décider, mais à la cour d'appel ou à la cour suprême.

La juge met ainsi fin aux procédures judiciaires pour l'instant. Cependant, il y a toujours possibilité d'appel.

Ce procès a été une dure bataille juridique entre la Couronne et l'avocat de la défense, Peter Royal.

Il y avait déjà eu un premier procès au cours duquel le jury avait eu de mauvaises instructions. Puis, lundi, la défense voulait faire annuler le verdict du second procès.

En 2005, Katrina Effert a accouché secrètement dans le sous-sol de ses parents. Elle a ensuite étranglé le nouveau-né qu'elle a lancé de l'autre côté de la clôture, chez le voisin.

La défense souhaitait que Katrina Effert soit condamnée pour infanticide, un crime passible d'une peine d'emprisonnement de cinq ans seulement.

Selon son avocat, Katrina Effert n'était pas dans un état d'esprit normal après l'accouchement. C'est pourquoi il croit que c'est un infanticide et non un meurtre.

Il voulait faire annuler le verdict parce que selon lui, le jury ne comprenait pas cette notion. La Couronne réplique que c'est faux.

Katrina Effert considère maintenant la possibilité d'en appeler de la décision.

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