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Gilles Rhéaume dénonce The Gazette

Le porte-parole de l'Association des descendants des patriotes dénonce le chroniqueur satirique Josh Freed, qu'il accuse de comparer aux nazis les opposants à la présence de groupes de musique anglophones à la Saint-Jean.

L'Association des descendants des Patriotes a porté plainte au Conseil de presse du Québec contre le quotidien The Gazette et son journaliste Josh Freed.

Dans une chronique intitulée Politics ruin the party, le journaliste affirme que les opposants à la présence de groupes de musique anglophones à une fête de quartier pour la Saint-Jean lui rappellent les « Apostrophe SS ». Il s'agit d'un surnom donné à l'époque à l'Office de la langue française (OLF) qui, faisant respecter la Charte de la langue française, avait fait retirer le S apostrophe de commerces, comme Eaton's.

Le porte-parole de l'association, Gilles Rhéaume, soutient que l'utilisation de cette expression revient à comparer ces voix dissidentes aux nazis, et considère ces propos diffamatoires. Il ajoute qu'une telle comparaison constitue une banalisation du nazisme.

Il affirme qu'il devrait être permis de se questionner sur cet enjeu sans pour autant se faire insulter.

Il réclame des excuses formelles de la part de la direction de la Gazette.

Gilles Rhéaume demande également la publication d'une réplique qui permettrait à l'Association des descendants des Patriotes d'étayer sa position.

Il demeure par ailleurs convaincu que les prestations des groupes anglophones Lake of Stew et Bloodshot Bill devraient être annulées pour des raisons de sécurité.

Entre la politique et la satire

Le chroniqueur Josh Freed, qui privilégie la satire dans ses écrits, qualifie de « dinosaures nationalistes » les organisateurs qui se sont opposés à la présence de deux groupes de musique anglophones dans le cadre de L'Autre St-Jean, qui aura lieu le 23 juin à Montréal dans l'arrondissement Rosemont.

Il salue par ailleurs la rapide volte-face des organisateurs après que des artistes francophones et des voix influentes, dont le souverainiste Gérald Larose, eurent défendu leur présence.

En entrevue à la Presse canadienne dimanche, M. Freed a déclaré qu'il n'avait aucunement l'intention de comparer les opposants à la présence des groupes anglophones aux SS de l'Allemagne nazie.

Expliquant qu'il faisait allusion à une « vieille blague » qui désignait les inspecteurs de l'OLF, il a déclaré que tout le monde savait que cette blague n'était « pas sérieuse ».

Il estime que comparer les opposants aux SS serait une chose horrible, ce qu'il n'a jamais fait.

Une exclusion dénoncée

Soulignons que l'exclusion de deux formations musicales anglo-montréalaises avait été dénoncée sans réserve lundi par les libéraux et les péquistes.

Par ailleurs, l'association culturelle de Louis-Hébert, qui organise l'événement, avait la même journée désavoué les commentaires de l'administrateur à l'origine de la controverse, précisant que cette position n'avait jamais été entérinée par le conseil d'administration de l'organisme.

De son côté, le Mouvement national des Québécois (MNQ), qui coordonne la Fête nationale du Québec, a qualifié la controverse de « dérive médiatique ».

Lors d'une conférence de presse vendredi à Montréal, le président du Rassemblement pour un pays souverain, Benoît Roy, a affirmé que la Fête nationale est rassembleuse et inclusive, puisqu'elle invite les anglophones et toutes les communautés linguistiques à s'intégrer et à fêter, mais en français.

Avec les informations de La Presse canadienne