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Première indemnité versée aux familles

Un grand morceau de la queue de l'Airbus A330 d'Air France

Un grand morceau de la queue de l'Airbus A330 d'Air France a été retrouvé.

Photo : AFP / AFP PHOTO BRAZILIAN NAVY

Radio-Canada

Près de trois semaines après que l'Airbus se fut abîmé au large du Brésil, le directeur général d'Air France annonce le versement d'une avance de 27 700 $ aux familles de chacune des victimes.

Une première indemnité de 18 500 euros (27 700 $CDN) est versée aux familles de chacune des 228 victimes de la catastrophe du vol d'Air France qui s'est abîmé au large du Brésil il y a près de trois semaines. C'est le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, qui en a fait l'annonce sur les ondes de la radio française RTL, vendredi.

Le montant final devrait être de 100 000 euros (158 000 $), selon l'émissaire du gouvernement français auprès des familles, Pierre-Jean Vandoorne.

« Nous sommes totalement mobilisés, toute la compagnie, qui est très meurtrie par cet accident, est mobilisée », a ajouté M. Gourgeon avec émotions. Il a affirmé que la compagnie entretient des « contacts réguliers » avec les proches des victimes, ajoutant qu'elle a maintenant en main une liste de plus de 1800 noms.

Pierre-Henri Gourgeon répondait ainsi aux critiques de plusieurs familles qui jugent manquer de soutien psychologique et être tenues dans l'ignorance au sujet de l'enquête.

Selon M. Gourgeon, le dispositif d'accompagnement est aujourd'hui bien installé. « Chacun dispose d'un numéro de téléphone où il peut contacter des personnels d'Air France. Dans chaque pays, un représentant a été désigné et est disponible pour les recevoir ou pour être en contact avec eux », a-t-il affirmé.

Au moment de la tragédie, certaines familles s'étaient aussi plaintes d'avoir attendu trop longtemps avant d'être mises au courant. M. Gourgeon a expliqué qu'Air France avait fait son possible, mais que la tâche n'était pas simple. Dans certains cas, Air France ne disposait que d'un numéro de portable, qui a sombré avec l'avion, a-t-il expliqué, estimant que cela avait causé des délais de quelques heures.

Suite de l'enquête

Le directeur général d'Air France a précisé qu'aucune décision n'était prise concernant l'arrêt des recherches et qu'il était possible qu'elles se poursuivent au-delà de 30 jours.

La compagnie espère retrouver les boîtes noires pour mieux comprendre l'origine de la catastrophe du 1er juin dernier. Récemment, des experts ont suggéré que l'avion s'était disloqué en plein vol.

Air France souhaite aussi organiser une cérémonie d'hommage aux victimes. La date et le lieu seront définis dans les jours qui viennent, en accord avec les familles, a spécifié M. Gourgeon.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Le Figaro