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Un projet passéiste

Échangeur Turcot à Montréal

Échangeur Turcot à Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les voix se multiplient devant le BAPE pour demander à Québec de revoir son projet en tenant mieux compte des impératifs de développement durable et de santé publique.

Les avis étaient quasi unanimes, mercredi, lors de la troisième journée d'audiences devant le BAPE sur la reconstruction de l'échangeur Turcot: le projet actuel du ministère des Transports n'est pas adapté à l'époque et doit être repensé.

Le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Lessard, a fait valoir que le projet favorise la voiture au détriment de la population environnante.

Or, estime-t-il, il faudrait profiter de l'occasion pour panser les plaies infligées dans les années soixante, avec ces autoroutes urbaines qui ont vidé les quartiers de leur population et créé des enclaves de pauvreté.

Le chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron, a d'ailleurs fait valoir que plusieurs villes d'envergure comme San Francisco et Portland n'ont pas hésité à démanteler leurs autoroutes urbaines pour améliorer la qualité de vie de leurs citoyens.

Penser dans la durée

Dans un mémoire déposé mercredi, Équiterre et Vivre en Ville demandent au ministère de retourner à la table à dessin pour accoucher d'un projet qui réponde mieux aux principes de développement durable et responsable.

Pour le président de Vivre en Ville, Alexandre Turgeon, l'intégration des transports viables et de la réhabilitation urbaine est nécessaire afin de positionner le Québec parmi les chefs de file en matière de développement durable.

De son côté, Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre, trouve « inconcevable » la dépense de 1,5 milliard de dollars pour un projet qui augmentera le trafic automobile et, par le fait même, les émissions de gaz à effet de serre.

Selon ces organisations, la solution se trouve dans le transport sur rail et dans les axes de transport routier intégrés. Ces solutions de rechange offrent de meilleures performances économiques, environnementales et sociales, peut-on lire dans leur mémoire.

Ces vues ont été relayées à l'Assemblée nationale par le critique péquiste en matière de transports. Stéphane Bergeron demande à Québec de refaire ses devoirs et rappelle que le temps presse, puisque l'échangeur est au terme de sa vie utile.

Le PQ réclame également de Québec qu'il renonce à la formule du partenariat public-privé pour financer le projet.

Le projet actuel est évalué à 1,5 milliard de dollars. Mais le Conseil du trésor précise que les coûts pourraient être plus élevés, comme il est souvent le cas pour des projets d'une telle envergure.

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